Archive(s) pour mars, 2010

Exercice de retouche surréaliste

homme-pomme-portraitLe sur­réa­lisme est un mou­ve­ment sérieu­se­ment décalé, créa­teur des cadavres exquis. La pre­mière impres­sion que l’on peut avoir devant une réa­li­sa­tion sur­réa­liste est de se deman­der ce que l’artiste met exac­te­ment dans sa pipe, si cela en est vrai­ment une d’ailleurs. Rêverie et poé­sie, autant de clins d’oeil pro­vo­ca­teurs d’un mou­ve­ment qui se veut irra­tion­nel face à l’académisme qui le gan­grène. Un réflexe tout feu tout flamme, comme un retour de flamme entre cou­rants d’arts qui se suivent, se sui­cident et par­fois se ras­semblent. Voici donc un petit exer­cice de retouche numé­rique en trois mou­ve­ments sur ce thème particulier…

Le libre et le photographe

tux-vacheLe libre et le pho­to­graphe… cela sonne comme un titre de fable, et pour­quoi pas comme une fable d’ésope? Nous ver­rons cela plus tard, mais l’on peut déjà se deman­der ce que le monde du logi­ciel libre peut appor­ter à une acti­vité pho­to­gra­phique essen­tiel­le­ment tour­née vers des appli­ca­tions magis­trales, conçues par­fois par des pro­fes­sion­nels de l’image pour des pro­fes­sion­nels. Photoshop est à lui seul un bon repré­sen­ta­tif de ce mar­ché, conçu par l’initiative des frères Knoll dans leurs mois de congé et pen­dant les études de l’un des frères, il fût le pre­mier à affi­cher des images sur un écran; repris par la société Adobe il devient un logi­ciel phare de l’édition d’image. The Gimp est aussi un logi­ciel d’édition d’images, créé par Spencer Kimball et Peter Mattis. La dif­fé­rence prag­ma­tique entre ces deux logi­ciels est leur coût, envi­ron mille euros pour le pre­mier et 0 euros pour le second.

Vive le printemps

petit-moutonQuand prin­temps signi­fie pre­mier temps(primus tem­pus), car jadis l’année humaine com­men­çait à par­tir de ce moment, on se dit que cela était bien natu­rel vu le plai­sir que l’on éprouve tous à sor­tir en ces belles jour­nées douces et enso­leillés. C’est un cycle de la nature, comme une étape dans une res­pi­ra­tion et par­ti­cu­liè­re­ment l’on est en plein expir de moro­sité hiver­nale et en ins­pir total de joies printanières.

L’appel de la forêt

foretAvez-vous déjà com­pa­rer une ancienne carte de votre région à un plan actuel? Ce que l’on peut aper­ce­voir c’est la dis­pa­ri­tion des bois et le gri­gno­tage sur les forêts. Dire que César nom­mait notre pays la Gaule che­ve­lue, il faut croire qu’avec le temps elle devient de plus en plus chauve. Certes moins de mor­ta­lité et de frayeur, adieu bri­gands et autres robins des bois, l’on a taillé à la tron­çon­neuse cette fichue tignasse qui fai­sait tâche à l’aune de l’ultra mon­sieur propre de nos villes. Encore un résidu du cli­vage barbare/civilisé. Enfin, mal­gré tout, elles sont rares mais elles sont belles nos forêts et de plus elles sont pafois choyées.

Année de la biodiversité

biodiversite-2010

L’O.N.U. met en avant en cette année 2010 la bio­di­ver­sité, concrè­te­ment c’est une cam­pagne mon­diale d’information pour moti­ver et sen­si­bi­li­ser le public à la nature. C’est bien loin d’être une mau­vaise idée tant les com­por­te­ments humains deviennent égoïstes et extra­va­gants, pour s’en convaincre il suf­fit de faire quelques pas dans des lieux natu­rels et de consta­ter toute les sortes d’ordures lais­ser sur place, le com­por­te­ment des enfants est aussi par­fois peu glo­rieux, pour­tant l’on ne vit pas dans une société qui subit son envi­ron­ne­ment comme nos ancêtres avaient la néces­sité de le respecter…

C’est du beau!

AprhoditeLa beauté est une valeur que l’on ne cesse de défi­nir à tra­vers l’histoire de l’art, et elle s’amalgame sou­vent avec ce qui plait, dans le tumulte des pas­sions contra­dic­toires. D’un objet, d’une per­sonne l’on dira qu’il est beau avec par­fois un consen­sus natu­rel, c’est ce qui par­ti­cipe à une forme d’identité cultu­relle. Nos blogs de pho­to­graphes, cen­trés exclu­si­ve­ment sur ce qui touche l’œil et on le voit à tra­vers les com­men­taires lais­sés, sont direc­te­ment concer­nés par la concep­tion du beau, qui pour beau­coup n’est qu’une his­toire de goûts et de cou­leurs. Or pour une per­sonne exer­çant une acti­vité artis­tique une réflexion plus appro­fon­die est néces­saire, afin de sor­tir d’une confu­sion entre­te­nue par une mul­ti­tudes de pré­ju­gés pas for­cé­ment ineptes, mais subjectifs…