Archive(s) de l'auteur

En demi-lune

En plein mois de Prairial, ce mois qui illustre le début de la récolte des four­rages, le soleil ardent réchauffe de ses rayons la terre.
Ce réchauf­fe­ment de sai­son engendre des per­tur­ba­tions dans l’air qui donnent nais­sance aux orages.
Un phé­no­mène par­ti­cu­liè­re­ment res­senti à la Pentecôte, un pas­sage qui ne manque pas de dic­tons, pré­vi­sions de récoltes fastes ou néfastes, c’est sui­vant le temps qu’il fera.

Délices en vu

Les occa­sions ne sont pas rares en par­cou­rant nos « spots » d’avoir à obser­ver de loin des oiseaux ou des ani­maux et com­bien de fois à t-on pes­ter de n’avoir pas eu une paire de jumelles sous la main pour pou­voir iden­ti­fier et dis­tin­guer ce qui pro­voque notre curio­sité.
J’ai eu l’opportunité de tes­ter une paire de jumelles de la gamme Eden Quality XP, avec un grand plai­sir de pou­voir obser­ver cette nature si proche et pour­tant si loin­taine de nos yeux, en excur­sion ou dans un jardin.

L’île de Socotra

Rares sont les lieux capables de trans­por­ter leurs visi­teurs dans un monde à l’ambiance magique et sin­gu­lière où l’on ne serait guère éton­ner de faire une ren­contre avec quelque chose de mythique, de voir une légende sor­tir de la brume et prendre forme.
L’île de Socotra a tou­jours fas­ciné les hommes par son iso­le­ment, sa faune et sa flore endé­miques, qu’ils viennent d’Inde, d’Arabie, d’Éthiopie, de Chaldée, de Palmyre, du Portugal ou de l’Angleterre.
Les Socotris vivent sim­ple­ment et en har­mo­nie avec leur envi­ron­ne­ment, mais l’influence gran­dis­sante du monde moderne pour­rait bien bou­le­ver­ser cet équilibre.

Florilège

Après les pis­sen­lits vient le tour des bou­tons d’or, la crois­sance végé­tale est à son apo­gée en ce mois de mai.
Un mois qui souffle le chaud et le froid et où les libel­lules viennent à peine de déployer leurs ailes.
Les arbres ont recou­vert leurs feuillages, nul doute, notre prin­temps mûrit et nous offre une exu­bé­rance fleurie.

Violette des sorcières

Il y a des fleurs tel­le­ment belles que l’on pour­rait passé devant sans croire un seul ins­tant qu’il puisse s’agir de fleurs sau­vages, une fleur certes moins célèbre que la jon­quille ou le muguet, mais tout de même emblé­ma­tique du règne flo­ral.
La petite per­venche est une prin­ta­nière vivace qui a ten­dance à tapis­ser les taillis ombra­gés en ram­pant.
Après l’avoir man­qué ou raté, il était temps pour moi de lui rendre jus­tice en lui consa­crant un billet entier.

Botanicula

Vous vou­lez savoir à quoi res­semble un rêve de pas­sionné du monde végé­tal.
Alors, gui­dez les amis tête de pavot, cham­pi­gnon, brin­dille, plume et lam­pion dans un uni­vers oni­rique afin de sau­ver la der­nière graine de leur arbre-monde contre l’infestation d’obscures enti­tés vam­pi­riques.
On ne sera guère dépay­sés dans ce monde aux fonds façon bokeh et on recon­nai­tra même cer­tains per­son­nages de notre microfaune.

Froidure d’avril

Étrange et fraîche sai­son que ce mois d’avril, les obser­va­tions se font entre les gibou­lées, une sacrée douche froide après un mois de mars par­ti­cu­liè­re­ment chaud et sec.
Quelques appa­ri­tions viennent mal­gré tout appor­ter un brin d’originalité à tra­vers ce ciel gris per­sis­tant comme le lucane dans un cadre où les pre­mières fleurs prin­ta­nières sont déjà sur le déclin.
Dans les champs aux pis­sen­lits qui donnent cette saveur si par­ti­cu­lière au miel et au lait, le cygne ne tar­dera pas à pondre les œufs d’avril, pro­chains cygneaux.