Le petit chemin

Il n’y a pas que l’espace et la saison en face du chemin, il y a le champ et le pré, là où l’homme clôture son propre espace, comme s’il luttait intérieurement, ayant oublié qu’il y est lui aussi, dans cet espace. On emprunte le chemin, et parfois on va dans l’espace, trop loin, on y vit même pas. Alors on prend le chemin pour respirer, parce qu’il y a des choses qu’on ne peut pas arrêter, le soleil, le ciel, les nuages, le vent, les oiseaux, et presque les arbres.
Les arbres, le peuple décimé, qui toujours s’ouvre et s’étend dans l’espace, avec art et dignité. L’arbre se dépossède de ses feuilles, avant que le froid ne les saisissent, et alors c’est lorsqu’elles tombent, que l’on les voient enfin, partout, parce qu’elles suivent alors un même chemin, ensemble.

Les feuilles

Le pont

Le pont

Passage de fer, de rouille, de mousse, de brindilles, et de feuilles, au-dessus de l’eau, l’accès au petit chemin est éclairé par le soleil d’automne.

Le soleil

Le petit chemin

Le petit chemin

Il y passe plus de taupes, de grillons, de perdrix et d’autres animaux que de bipèdes, même les racines y affleurent.

L’ombre

Ombre sur le bois

Ombre sur le bois

L’ombre géante s’allonge presque jusqu’à la lisière du bois pour attraper les arbres, petits bâtonnets blancs adroitement alignés.

Les silhouettes et le bois

Nostalgique arbre nu

Nostalgique arbre nu

La lueur du bois

La lueur du bois

Derrière le grand arbre chauve, un confrère conserve sa coiffe, alors le géant se souvient, du printemps et de ses premières pousses. 
Ce bois là est fait d’arbres longs et fins, entre ombres et lumières, la journée s’achève et une autre repartira, sur le petit chemin.

9 pensées sur « Le petit chemin »

  1. Hello Zip!
    De jolies photos… le noir et blanc est en résonance avec l’humeur cette fois!
    Eh bien, eh bien…. Grosse nostalgie au seuil de l’hiver?
    Bien que je préfère nettement la chaleur au froid hivernal, c’est une saison de recueillement nécessaire à Dame Nature mais aussi à l’humain… Beaucoup devraient y penser!!
    Bizzzz et bonne soirée, l’ami!

  2. Merci Estelle. 😉
    @Framboise : Exact, bien vu. Ne manquez pas les couchers de soleil de Framboise sur son blog. 🙂
    @Noushka : Ton message est sage et éclairé, c’est sûr que vu le peu d’intérêt des sujets proposés par dame nature, on regrette le printemps, y’a de quoi être nostalgique, la couleur n’apporte donc pas grand chose dans ces cas là, dans ce moment, avec cette saison.
    Bizzz tout pareil!

  3. J’ai toujours apprécié les images en noir et blanc, ça leur donne tout de suite un cachet… Et une certaine mélancolie, je trouve. Je m’y essaie aussi parfois… Je ne suis juste pas partageur 😉
    En tout cas ça convient à merveille à la saison.

    À bientôt 🙂

  4. Merci de passer par ici. 😉

    C’est vrai que le noir et blanc, c’est une absence, celle de la couleur, une idée simplement esquissée mais non réalisée, comme un rêve, quelque chose qui défie le temps mais possède néanmoins sa propre réalité.

  5. j’aime ces promenades de demi saison, tristounettes et nostalgique.il faut être plus attentif pour y trouver des ambiance à photographier.
    beaucoup plus difficile qu’en plein automne ou au printemps.
    bonne fin de semaine, @ bientôt Haude

  6. Emprunter le petit chemin et regarder les arbres …
    Sobre et grandiose hommage à ce milieu naturel qui ne demande rien.

    Nous, les humains, lui demandons d’ainsi rester pour toujours et cela ne dépend que de nous TOUS!

    Zipanu, encore une fois tu excelles dans ta façon de regarder et t’exprimer.

    Ton noir et blanc, se traduit en COULEUR: les couleurs de l’automne.

    Merci beaucoup.
    Il est beau ton pays ❤

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