L’artiste coureur des bois

Jean-Baptiste Corot a parcouru de grandes distances pour affiner son art en croquant toutes ses idées sur ses parchemins.
S’il eu pris l’habitude de présenter des scènes mythologiques dans des paysages réalistes, il inversa plus tard cette tendance en prenant plus de fantaisie dans les paysages et plus de simplicité dans les thèmes narratifs.

Souvenir
Souvenir de Mortefontaine est une de ses nombreuses visions poétiques, ici l’on peut voir l’atmosphère brumeuse typique qui se forme au dessus des étangs.

Muse
Une muse en pleine lecture, symbole de la rêverie solitaire peut-être.

Orphée
Le mystère et le sacré de la légende d’Orphée, un mythe fort usité en art.

« Quand on est livré à soi-même en face de la nature, on se tire d’affaire comme on peut et, naturellement, on se compose une manière à soi. Oui, je mets du blanc dans mes tons, mais je vous jure que je ne le fais pas par principe. C’est mon instinct qui m’y pousse et j’obéis à mon instinct ». Au dix-neuvième siècle, tout est neuf dans ce langage qui prend, à l’occasion, un tour brutal « Le Poussin, les grandes lignes, le classique, je m’en fous bien ! Je suis dans les bois, moi. »

Je ne connaissais que superficiellement cet artiste, mais au vu de l’apparente discrétion et de la concrète générosité dont il faisait preuve, il me parait finalement bien sympathique.

Sur l’univers des arts, 200 photos d’oeuvres de l’artiste sont consultables.

8 réflexions sur « L’artiste coureur des bois »

  1. La collection « Corot » de Reims est justement exceptionnelle, mais je n’arrive pas vraiment à accrocher avec Corot… La semaine dernière encore, je suis passée dans la salle sans m’arrêter. Les goûts et les couleurs… 😉

  2. J’avoue aussi que bon nombre de chefs d’oeuvres qui monopolisent les livres d’histoire et attroupent les touristes me laissent de glace(de vieilles croûtes décevantes à voir de visu la plupart du temps), ça ne m’empêche pas, parfois, pas toujours, d’apprécier leur talent, l’esprit de l’artiste à travers son oeuvre, ce qu’il cherchait à communiquer, à montrer et donc à cacher, etc. 🙂

  3. Un de mes peintres préférés!
    Il avait en plus d’un grand talent, une sensibilité formidable!
    il a su jouer de la lumière dans le feuillage comme peu d’autres!
    Bonne soirée et merci du partage!

  4. Cool 🙂
    On sent dans la touche de l’artiste la volonté de partager une impression, et ça ce n’est pas simple du tout à réaliser, mais là il réussit bien sur cette impression de temps figé.

    A bientôt.

  5. Je connaissais la jeune fille à la perle de Veermer mais pas la femme à la perle… C’est épatant je commence ma journée par une nouvelle acquisition…

    Pour moi Corot évoquait en effet davantage des paysages que des portraits.
    Je trouve certains de ses paysages impressionnants de netteté… Parfois proches de la photographie… Etonnant chez un impressionniste… Ceci dit je ne connais pas grand chose à la peinture…

  6. Moi non plus mais je trouve cela juste, c’est vraiment un style personnel qui flotte entre plusieurs courants, à l’avance de son temps.

    La jeune fille à la perle et la femme à la perle, facile à confondre cela, en plus Corot s’est inspiré de la joconde…
    Influences et inspirations, c’est tout un monde!

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