« Qu’il m’est doux de revoir ces tranquilles déserts,
D’y jouir de la paix ! D’y respirer sans fers !
J’y vis dans l’opulence,
J’y vis exempt de soins ;
On est dans l’abondance,
Quand on est sans besoins. »
Le « tableau de la nature » (1760) d’Étienne Desnoyers évoque bien l’esprit libre et serein de celui qui parcours la terre et se laisse aller à la douceur d’une balade pittoresque.
Contre la rationalisation de la culture, rien de tel que la rationalisation du bon sens.
Quand les mauvais sujets sont éliminés, c’est la valeur de ce qui fait le bon qui disparait.
Dans la fable de Mathieu, un paysage de vendange, il dit, ainsi les derniers seront les premiers, et les premiers seront les derniers.
Juste retour des mauvaises herbes, le partage n’attend pas la saison des frimas.
Coquelicots, lycopsis des champs, champignons, baies colorées, abeilles et ruminants et encore ce n’est qu’aperçus, de la frugale magnificence d’automne.
L’automne nous inspire à nous souvenir de nos journées d’été tout en appelant nos prochains jours d’hiver.
Saison des châtaignes, des marrons, des noix, des arbouses, des champignons et toute leur petite faune qui s’en suit.
On apprécie la douce lumière d’automne et ses rayons rasants qui illuminent les sous-bois.
Et l’été indien touche à sa fin.
C’est bientôt l’hiver et comme beaucoup j’ai encore des photographies d’été et d’automne à publier, quelques plantes et papillons.
Il faut bien dire qu’avec ce temps on a l’impression qu’il est déjà présent depuis un bon bout de temps, ce bon hiver.
L’actualité nature en ce moment ça se passe aussi au dessus de nos têtes, mardi c’est l’éclipse totale de lune qui débutera à 8 h 41 et le 4 janvier c’est une éclipse solaire partielle qui va nous souhaiter une bonne année aux alentours de 9 heures.
Brève parenthèse terminée revenons à la cascade cachée…
A la lumière du crépuscule, l’été s’en est allé. Dans les chaumières, la littérature traite de mystères et d’enchantements, une part de rêve dans un monde où la vérité n’est plus une certitude absolue détenue avec autorité par une élite quasi divine, mais un point de vu modestement humain, définitivement relatif et dépendant des progrès tant idéologiques que techniques.
Quand le national geographic de ce mois traite des hauts lieux sacrés du monde, qui pense encore aux petits lieux qui ont enchantés nos prédécesseurs et qui nous entourent encore, forêts, sources, montagnes, etc.
La communication à grande échelle rapproche le distant mais éloigne de toute proximité et quand nos regards changent c’est la magie des lieux qui change aussi.
Sortilèges d’automne le long d’un canal, des volutes de fumée s’échappent de vieilles maisons où l’on a suspendu aux murs des tresses d’oignons.
Nuages gris et feuilles mortes tressaillent au moindre coup de vent, feuilles de chênes, feuilles de platanes, tout tronc s’effane.
Au loin les cris de ceux qui s’adonnent au culte de diane, détonations, feu, on mangera lièvres et faisans, le faisan, lui, n’avait peut-être droit qu’à un vœu.
C’est l’automne, l’antichambre de l’hiver.