Article(s) avec pour mot-clé ‘fleurs sauvages’

Florilège

Après les pis­sen­lits vient le tour des bou­tons d’or, la crois­sance végé­tale est à son apo­gée en ce mois de mai.
Un mois qui souffle le chaud et le froid et où les libel­lules viennent à peine de déployer leurs ailes.
Les arbres ont recou­vert leurs feuillages, nul doute, notre prin­temps mûrit et nous offre une exu­bé­rance fleurie.

Comme un charme

On a laissé ouverte la fenêtre du prin­temps, chants et vols d’oiseaux entre­cou­pés des der­niers cris de grues et d’oies sau­vages, on res­pire, on marche, on reprend le temps, une fraîche dou­ceur comme une lumière obs­cure entre dans les pupilles.
Bien qu’elle soit tou­jours enser­rée dans les rési­dus de sa gangue hiver­nale, la nature se porte comme un charme, pousses, bou­tons, fleurs, papillons, four­mis tous se réveillent d’un long som­meil et se remettent à l’ouvrage.
Si l’arbre garde un pas­sage du temps qui se fige, la petite fleur nous pro­met du renou­veau et le charme n’est pas si rompu.

Entre-temps

Perpétuel recom­men­ce­ment la fin d’une année annonce le début d’une autre.
Ce n’est pas la sai­son la plus pro­lixe en pho­to­gra­phie, mais cela per­met de retrou­ver dans les archives quelques pho­to­gra­phies inédites, écar­tées pour diverses rai­sons.
C’est aussi l’occasion de « pen­ser » sa future tech­nique.
Voici tout de même quelques cli­chés pré­sents et pas­sés, pour patien­ter pen­dant la longue sai­son d’hiver.

Le mouton noir

Les idio­tismes ani­ma­liers sont très pré­sents dans notre lan­gage d’une manière rare­ment flat­teuse où l’on est sou­vent traité de toutes sortes de noms d’oiseaux, bécasse, buse, dinde, chouette, butor, etc.
Quand Brassens bêlait le « Mouton de Panurge », il réac­tua­li­sait le sens de l’anecdote de Rabelais autour du per­son­nage (Panurge) qui a donné nais­sance à la célèbre expres­sion.
Le nom de la série amé­ri­cain les Têtes bru­lées est en amé­ri­cain « Black Sheep Squadron » : les mou­tons noirs qui ont du mal à ren­trer dans le rang.
Pour mettre tout le monde d’accord voici la photo d’un mignon petit mou­ton tout noir, mais à bar­biche, queue et crête blanche…

Le dauphin

Si l’on regarde cette fleur à droite et que l’on ima­gine qu’elle prenne la forme d’un dau­phin, on se place du même point de vue que de Pedanius Dioscoride qui au pre­mier siècle après J.-C. nomma cette plante en rap­port à cet ani­mal marin fas­ci­nant qu’est le dau­phin.
On se demande par­fois d’où les plantes tirent leurs noms, c’est la plu­part du temps pour une rai­son bien plus prag­ma­tique que scien­ti­fique à l’image de ce Pedanius qui était pro­ba­ble­ment un méde­cin mili­taire de l’Empire romain qui cher­chait avant tout à soi­gner, d’où les liber­tés très poé­tiques dans le choix des noms.
La dau­phi­nelle rend hom­mage à l’animal déjà très connu à l’antiquité pour son carac­tère amical.

L’ange de nuit

Surprendre un lape­reau, trou­ver des coquilles d’œufs et des papillons, débus­quer les grillons qui chantent près de leur ter­rier, écou­ter le chant des oiseaux.
La fin du mois de mai est une ode pas­to­rale.
Et lorsque le soleil se couche, appa­rait le petit ange de la nuit…

Le sourire de la demoiselle

C’est en mar­chant à tra­vers les herbes que l’on peut sur­prendre sans s’y attendre un papillon qui s’y repose. Le silène ainsi dérangé vole quelques mètres et plane, c’est un grand papillon dif­fi­cile à pho­to­gra­phier dans cet espace her­beux. Malgré une longue attente il n’a dai­gner qua­si­ment jamais déployer ses ailes au sol.
Malgré cela c’est ainsi qu’ici, entre une ren­contre rare, dif­fi­cile et d’autres plus banales, on peut savou­rer un por­trait mutin d’une demoi­selle ailée.