Si l’on regarde cette fleur à droite et que l’on imagine qu’elle prenne la forme d’un dauphin, on se place du même point de vue que de Pedanius Dioscoride qui au premier siècle après J.-C. nomma cette plante en rapport à cet animal marin fascinant qu’est le dauphin.
On se demande parfois d’où les plantes tirent leurs noms, c’est la plupart du temps pour une raison bien plus pragmatique que scientifique à l’image de ce Pedanius qui était probablement un médecin militaire de l’Empire romain qui cherchait avant tout à soigner, d’où les libertés très poétiques dans le choix des noms.
La dauphinelle rend hommage à l’animal déjà très connu à l’antiquité pour son caractère amical.
C’est en marchant à travers les herbes que l’on peut surprendre sans s’y attendre un papillon qui s’y repose. Le silène ainsi dérangé vole quelques mètres et plane, c’est un grand papillon difficile à photographier dans cet espace herbeux. Malgré une longue attente il n’a daigner quasiment jamais déployer ses ailes au sol.
Malgré cela c’est ainsi qu’ici, entre une rencontre rare, difficile et d’autres plus banales, on peut savourer un portrait mutin d’une demoiselle ailée.
Septième = septembre, pas très original comme nom de mois surtout que le septième mois date du calendrier romain, il y a un peu prescription.
Un mois synonyme de rentrée scolaire et de reprise d’activités.
C’est aussi le premier mois de l’automne et la nature se prépare lentement au repos hivernal.
On peut toutefois encore croiser bien des plantes, fleurs et papillons.
Le sens figuré possédant la plus grande présence dans le mot fleur c’est cette notion d’éclectisme. En effet par exemple la fine fleur est la meilleure partie de quelque chose. La déesse Flore avait une place primordiale dans les fêtes agraires romaines, puisque sans ses faveurs, pas de fruits, et pas de récoltes.
La fleur est effectivement un condensé visible du principe vital qui anime la nature, voila pourquoi ce que l’on aime tant à travers les fleurs, ce potentiel sensuel de diversité.
Qui peut plaire ou ne pas plaire mais qui conserve un caractère essentiel.
« Le monde est une pensée qui ne se pense pas, suspendue à une pensée qui se pense. » J.L.
Une minuscule pensée, perdue entre un champ de luzerne et une rive ravinée se dresse seule et nous interroge.
Que recherches tu ici avec ton oeil de cyclope, quel sens donnes tu à notre rencontre?
A quoi tu penses?
La réponse n’appartient à personne mais se partage entre tous, et se vit dans l’instant.
Il existe une couleur au nom très poétique de « cuisse de nymphe émue », cela provient du succès d’une variété de roses dont la couleur évoque celle de la chair.
Dans la nature on retrouve aussi souvent cette couleur allant du blanc au rose pur, et ce n’est que rendre à César ce qui appartient à César.
Car la nymphe est une de ces multiples personnalisations de la nature que les grecs osaient concevoir avec tant de sensibilité et d’imagination, comme Chloris et les limoniades.
Présentation donc de cette couleur en quatre photographies, avec de petites fleurs banales.