Article(s) avec pour mot-clé ‘fleurs sauvages’

Une belle pensée

cocci-min
“Le monde est une pen­sée qui ne se pense pas, sus­pen­due à une pen­sée qui se pense.” J.L.
Une minus­cule pen­sée, per­due entre un champ de luzerne et une rive ravi­née se dresse seule et nous inter­roge.
Que recherches tu ici avec ton oeil de cyclope, quel sens donnes tu à notre ren­contre?
A quoi tu penses?
La réponse n’appartient à per­sonne mais se par­tage entre tous, et se vit dans l’instant.

Peau de nymphe

mauve-miniatureIl existe une cou­leur au nom très poé­tique de “cuisse de nymphe émue”, cela pro­vient du suc­cès d’une variété de roses dont la cou­leur évoque celle de la chair.

Dans la nature on retrouve aussi sou­vent cette cou­leur allant du blanc au rose pur, et ce n’est que rendre à César ce qui appar­tient à César.

Car la nymphe est une de ces mul­tiples per­son­na­li­sa­tions de la nature que les grecs osaient conce­voir avec tant de sen­si­bi­lité et d’imagination, comme Chloris et les limoniades.

Présentation donc de cette cou­leur en quatre pho­to­gra­phies, avec de petites fleurs banales.

Demoiselles et damoiseaux

Demoiselle en fleurA l’ombre des demoi­selles en fleurs, l’humidité qui plane encore comme une relique des der­nières pluies est une aubaine pour toutes les créa­tures aqua­tiques et les autres avoi­si­nantes. Les libel­lules n’y dérogent pas et se regroupe sur des brin­dilles per­chées au des­sus de l’eau, prêtent à la chasse. Quelques fleurs sur­vivent là où la fau­cheuse ne peut pas­ser. Au détour d’un che­min un pic ou une huppe peuvent voler au des­sus de vos têtes, et c’est l’été qui chante.

Chercher la petite bête

Chrysomèle de la mentheChercher la petite bête est une expres­sion qui ne flatte pas la mesure, elle met plu­tôt l’excès au pilori. Or j’ai bien l’impression que pour bien obser­ver la petite faune de nos cam­pagnes il faut faire preuve de volonté et cher­cher la petite bête est donc devenu incon­tour­nable si l’on sou­haite prendre conscience de cer­taines richesses natu­relles.
Futile me diriez-vous oui et sans doute futile aussi toute la connais­sance et la conscience qui plane autour de ce sujet, l’on pour­rait même en repar­ler dans quelques siècles au cas où il n’y ait plus rien à voir…
Bref que ce soit à deux, à quatre pattes ou en ram­pant, fon­cez dans les champs, avec pru­dence tout de même, et émerveillez-vous, cela ne coûte rien.

Entre saint et démon

TheatreVous ne le saviez sans doute pas, mais un seul pas pour­rait, lors de vos pro­me­nades, vous faire croi­ser le regard de Robert le diable et qui sait alors ce qu’il pour­rait vous arri­ver…
Soyez cepen­dant sans crainte, ce n’est qu’un papillon.
Et de plus vous qui connais­sez les secrets gué­ris­seurs des plantes, vous avez pro­ba­ble­ment de l’herbe à Robert sous le coude.
Mais alors Robert… c’est qui celui-là?

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«Reste devant la porte si tu veux qu’on te l’ouvre.
Rien n’est fermé jamais, sinon à tes propres yeux.»

Farid Al-Din Attar - Langage des oiseaux






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