Étrange et fraîche saison que ce mois d’avril, les observations se font entre les giboulées, une sacrée douche froide après un mois de mars particulièrement chaud et sec.
Quelques apparitions viennent malgré tout apporter un brin d’originalité à travers ce ciel gris persistant comme le lucane dans un cadre où les premières fleurs printanières sont déjà sur le déclin.
Dans les champs aux pissenlits qui donnent cette saveur si particulière au miel et au lait, le cygne ne tardera pas à pondre les œufs d’avril, prochains cygneaux.
On a laissé ouverte la fenêtre du printemps, chants et vols d’oiseaux entrecoupés des derniers cris de grues et d’oies sauvages, on respire, on marche, on reprend le temps, une fraîche douceur comme une lumière obscure entre dans les pupilles.
Bien qu’elle soit toujours enserrée dans les résidus de sa gangue hivernale, la nature se porte comme un charme, pousses, boutons, fleurs, papillons, fourmis tous se réveillent d’un long sommeil et se remettent à l’ouvrage.
Si l’arbre garde un passage du temps qui se fige, la petite fleur nous promet du renouveau et le charme n’est pas si rompu.
Né dans les forêts du Mato-Grosso en Amazonie, Raoni est un chef Kayapos médiatiquement connu pour son appel à l’aide aux nations, concernant la déforestation de la forêt primaire. Récemment de visite en France, il chercha de l’aide pour contrecarrer un projet de barrage qui pourrait réduire pratiquement à néant les indigènes restants. C’est dans un dernier espoir qu’il nous livre ses mémoires, dans le but de sensibiliser, ainsi que de trouver des moyens et des hommes afin de garantir la survie de ce peuple indigène.
Avez-vous déjà comparer une ancienne carte de votre région à un plan actuel? Ce que l’on peut apercevoir c’est la disparition des bois et le grignotage sur les forêts. Dire que César nommait notre pays la Gaule chevelue, il faut croire qu’avec le temps elle devient de plus en plus chauve. Certes moins de mortalité et de frayeur, adieu brigands et autres robins des bois, l’on a taillé à la tronçonneuse cette fichue tignasse qui faisait tâche à l’aune de l’ultra monsieur propre de nos villes. Encore un résidu du clivage barbare/civilisé. Enfin, malgré tout, elles sont rares mais elles sont belles nos forêts et de plus elles sont pafois choyées.
Une troisième sélection de champignons qui continuent de hanter nos forêts en cette fin d’année 2009. Le champignon est vraiment un drôle d’organisme vivant, le champignon que l’on voit n’est que la partie visible de l’iceberg, le sporophore comme disent les spécialistes, organe éphémère d’un mycélium invisible et pourtant bien présent. Bref la forêt est riche d’une diversité qui peut surprendre si on prend la peine d’y regarder de plus près.
Il faut le croire quand on vous dit que les champignons sont de formes variées, et surtout il faut le voir, alors voilà un petit aperçu de ce que l’on peut trouver d’insolite dans nos forêts bourguignonnes en cette fin d’automne.