Article(s) avec pour mot-clé ‘mythologie’

Le voile d’Isis

« Physis kryp­tes­thai phi­lei » ou « La nature aime à se cacher » voilà un célèbre apho­risme d’Héraclite qui nous place tous devant un mys­tère que n’arrêtons pas de révé­ler en per­ma­nence sur nos sites et blogs.
« L’occulte a tou­jours fas­ciné l’inculte. » Cette cita­tion de Jacques Sternberg nous montre l’attirance que peut exer­cer sur des esprits inno­cents les voiles des choses, une cita­tion digne d’un pam­phlé­taire certes mais qui a le mérite de nous rap­pe­ler qu’il y a eu bien avant nous des per­sonnes aux pen­sées tel­le­ment pro­fondes que deux milles ans après elles servent encore de matière à pen­ser.
Une invi­ta­tion à la rela­ti­vi­sa­tion de notre huma­nité dans un ouvrage ini­tia­tique très inté­res­sant sur un thème qui nous est cher, la nature.

L’artiste coureur des bois

village-de-preslesLa femme à la perle est un tableau du Louvre qui pré­side la renom­mée du peintre Jean-Baptiste Corot. Que l’on lui asso­cie tel ou tel autre mou­ve­ment artis­tique, il demeure qu’il pui­sait son ins­pi­ra­tion sur les routes et les che­mins de notre cam­pagne.
Ses pay­sages sont en effet tein­tés d’une atmo­sphère intem­po­relle qui ravive en nous le sou­ve­nir d’un soir magique passé en pleine nature.
Une émotion uni­ver­selle et ancrée dans nos mémoires, comme le témoin d’une conscience épurée par un épicu­risme simple, natu­rel et contemplatif.

Ne pas dormir sur ses lauriers

Le lau­rier est un arbuste plu­tôt robuste, puisqu’il peut résis­ter à des hivers plu­tôt frais. Ce qui lui valut son suc­cès dans le monde antique, avec d’autres plantes, à tra­vers un cer­tain concept d’immortalité. Ainsi la vic­toire sur les ténèbres était récom­pen­sée par une cou­ronne com­po­sée de ses baies et de ses feuilles. D’où le nom de lau­réat, et de baccalauréat(baies de lau­rier). De plus l’on en a conservé des pré­noms, Laure et Laurent.
Mais connaissez-vous l’histoire de Daphné(Laurier en grec, et un pré­nom pour nous, aussi)?

Manimals

homme-taureau
Avez-vous déjà pen­ser à vous trans­for­mer en l’animal que vous aimez obser­ver? Non? Si?
En tout cas cela à un nom, c’est la zooan­thro­pie, comme Jessie Chase dans Manimal.
Remontons la rivière du temps et explo­rons les recoins les plus proches et les plus loin­tains, de cet étrange désir de métamorphose.

Les nymphes

artemisLes anciens grecs, qui savaient obser­ver la nature, ont don­nés bien des noms à dif­fé­rents phé­no­mènes natu­rels, et tout comme ces der­niers bien avant les fées, les nymphes pré­sentent des facettes diverses et sub­tiles. Voila bien des mys­tères qu’un esprit moderne ne fait qu’effleurer, or elles ont don­ner nais­sance à nombre de demi-dieux.

« Ces Nymphes, (les habi­tantes de cette grande et véné­rable mon­tagne,) ne se joignent ni aux mor­tels ni aux Immortels. Elles vivent de longs jours, nour­ries du mets immor­tel et mènent avec les Dieux de char­mants chœurs de danses  » Homère.

Une petite liste non exhaus­tive pour atti­ser votre curiosité:

Egérie(voir Egeria), Echo, Daphné, Etna(voir Aetna), Menthe, Lotus(voir Lotis), Rhodes(voir Rhode), flûte de Pan(voir Syrinx), Cyan(voir Cyanea), Carmen(voir Themis), Narcisse(voir Liriope), Sparte(voir Sparta), Corfu(voir Corcyra).