Article(s) avec pour mot-clé ‘philosophie’

Le voile d’Isis

« Physis kryp­tes­thai phi­lei » ou « La nature aime à se cacher » voilà un célèbre apho­risme d’Héraclite qui nous place tous devant un mys­tère que n’arrêtons pas de révé­ler en per­ma­nence sur nos sites et blogs.
« L’occulte a tou­jours fas­ciné l’inculte. » Cette cita­tion de Jacques Sternberg nous montre l’attirance que peut exer­cer sur des esprits inno­cents les voiles des choses, une cita­tion digne d’un pam­phlé­taire certes mais qui a le mérite de nous rap­pe­ler qu’il y a eu bien avant nous des per­sonnes aux pen­sées tel­le­ment pro­fondes que deux milles ans après elles servent encore de matière à pen­ser.
Une invi­ta­tion à la rela­ti­vi­sa­tion de notre huma­nité dans un ouvrage ini­tia­tique très inté­res­sant sur un thème qui nous est cher, la nature.

Le Silence des bêtes

Quand l’animal devient un pro­duit banal, qu’il soit empa­queté comme un donuts dans notre ali­men­ta­tion ou interné dans des zoos voir humi­lié dans les cirques, on peut légi­ti­me­ment se deman­der dans quelles condi­tions nous pou­vons trai­ter notre propre espèce au vu de ce que nous infli­geons aux ani­maux. Car tout ceux qui ne peuvent faire entendre leurs voix sont les pre­mières vic­times d’un héri­tage cultu­rel et reli­gieux plu­tôt alourdi de déviances tota­li­taires. Le silence des bêtes est la confron­ta­tion de la phi­lo­so­phie à l’animalité par la phi­lo­sophe Élisa­beth de Fontenay, c’est un regard contem­po­rain qui bous­cule les consciences.

C’est du beau!

AprhoditeLa beauté est une valeur que l’on ne cesse de défi­nir à tra­vers l’histoire de l’art, et elle s’amalgame sou­vent avec ce qui plait, dans le tumulte des pas­sions contra­dic­toires. D’un objet, d’une per­sonne l’on dira qu’il est beau avec par­fois un consen­sus natu­rel, c’est ce qui par­ti­cipe à une forme d’identité cultu­relle. Nos blogs de pho­to­graphes, cen­trés exclu­si­ve­ment sur ce qui touche l’œil et on le voit à tra­vers les com­men­taires lais­sés, sont direc­te­ment concer­nés par la concep­tion du beau, qui pour beau­coup n’est qu’une his­toire de goûts et de cou­leurs. Or pour une per­sonne exer­çant une acti­vité artis­tique une réflexion plus appro­fon­die est néces­saire, afin de sor­tir d’une confu­sion entre­te­nue par une mul­ti­tudes de pré­ju­gés pas for­cé­ment ineptes, mais subjectifs…