Quand l’animal devient un produit banal, qu’il soit empaqueté comme un donuts dans notre alimentation ou interné dans des zoos voir humilié dans les cirques, on peut légitimement se demander dans quelles conditions nous pouvons traiter notre propre espèce au vu de ce que nous infligeons aux animaux. Car tout ceux qui ne peuvent faire entendre leurs voix sont les premières victimes d’un héritage culturel et religieux plutôt alourdi de déviances totalitaires. Le silence des bêtes est la confrontation de la philosophie à l’animalité par la philosophe Élisabeth de Fontenay, c’est un regard contemporain qui bouscule les consciences.
Pierre Hadot est un philosophe, et ancien professeur au collège de France. Sa philosophie s’est concentrée sur l’essentiel au fil de sa vie. Son dernier ouvrage “N’oublie pas de vivre…” est une ode à la vie dont la maxime pourrait être Carpe diem, qui, tirée des vers d’Horace, signifie qu’il faut profiter du présent car ce dernier ne dure pas. Mais ici c’est un autre de ces ouvrages que je présente, un essai sur l’histoire de l’idée de nature, le voile d’Isis, dont la réflexion est centrée autour de la devise d’Héraclite: “La nature aime à se voiler”.
«Reste devant la porte si tu veux qu’on te l’ouvre.
Rien n’est fermé jamais, sinon à tes propres yeux.»
Farid Al-Din Attar - Langage des oiseaux
