Né dans les forêts du Mato-Grosso en Amazonie, Raoni est un chef Kayapos médiatiquement connu pour son appel à l’aide aux nations, concernant la déforestation de la forêt primaire. Récemment de visite en France, il chercha de l’aide pour contrecarrer un projet de barrage qui pourrait réduire pratiquement à néant les indigènes restants. C’est dans un dernier espoir qu’il nous livre ses mémoires, dans le but de sensibiliser, ainsi que de trouver des moyens et des hommes afin de garantir la survie de ce peuple indigène.

L’O.N.U. met en avant en cette année 2010 la biodiversité, concrètement c’est une campagne mondiale d’information pour motiver et sensibiliser le public à la nature. C’est bien loin d’être une mauvaise idée tant les comportements humains deviennent égoïstes et extravagants, pour s’en convaincre il suffit de faire quelques pas dans des lieux naturels et de constater toute les sortes d’ordures laisser sur place, le comportement des enfants est aussi parfois peu glorieux, pourtant l’on ne vit pas dans une société qui subit son environnement comme nos ancêtres avaient la nécessité de le respecter…
Comme peut-être pas mal de mes lecteurs je regarde l’émission vu du ciel de Yann Arthus-Bertrand, et le point que je retiendrais entre autres, est l’exploitation du charbon en Arizona. Les montagnes noires (black mesa) sont situées au cœur du territoire ancestral des navajos et depuis les années 60 on en extrait du charbon au mépris et au dépend des peuples natifs.

Il y a parfois des sujets qui nous touchent, ce fût le cas un jour quand je regardais un documentaire sur les Penan, un groupe de nomades chasseurs-cueilleurs de Malaisie. Il s’agissait à l’origine du travail d’un linguiste canadien, Ian Mackenzie, qui s’est finalement passionné pour leur cause. Les Penan ont environ 2000 mots pour parler des arbres et des plantes forestières, ils sont très intimes avec leur environnement. Mais l’univoque civilisation les menacent et c’est franchement détestable de constater qu’à notre époque la différence d’un mode de vie et d’une culture peuvent être autant ignorés et injustement non respectés.
Une association se bat pour la survie des peuples indigènes et fête ses 40 ans, et à cette occasion un concert est organisé le lundi 23 novembre à 20 heures au théâtre de l’Européen.

Totoro, personnage du célèbre animateur Hayao Miyazaki, incarne l’esprit de notre enfance, à ce titre il a crée une organisation à but non lucratif “Totoro No Furusato National Fund” pour promouvoir des artistes et assurer l’intégrité écologique de la forêt Sayama(menacé par la proximité de la mégapole Tokyo) qui a inspiré le personnage de Totoro. Car notre milieu naturel est celui qui nous a vu naitre en tant qu’espèce, et il ne cesse de nous inspirer, nous y voyons encore des esprits que les personnes corrompues ne peuvent percevoir.
«Reste devant la porte si tu veux qu’on te l’ouvre.
Rien n’est fermé jamais, sinon à tes propres yeux.»
Farid Al-Din Attar - Langage des oiseaux
