La fin de cette année 2013 est proche, pour marquer ce passage j’ai déniché des clichés inédits pris plutôt au début de cette année.
Principalement des fleurs, ce qui permet de travailler la couleur d’une manière plus artistique et de donner plus d’ambiance.
Douces sauvages, fragiles et indomptables, tels sont ses hérauts, et l’œuvre de Flore n’est pourtant pas dénuée d’une puissante force de vie.
Le mois d’avril aura été riche en contrastes, fraicheur, chaleur et même orages, pluies et ciel bleu.
Nous sommes à quelques jours du mois de Floréal, et ça se voit, partout, les bourgeons explosent, l’herbe est bien verte et gagne en hauteur.
Tous les êtres prennent une bouffée d’air oxygénante et laissent pénétrer dans leurs cellules le flux puissant de la nature en mouvement.
Étrange et fraîche saison que ce mois d’avril, les observations se font entre les giboulées, une sacrée douche froide après un mois de mars particulièrement chaud et sec.
Quelques apparitions viennent malgré tout apporter un brin d’originalité à travers ce ciel gris persistant comme le lucane dans un cadre où les premières fleurs printanières sont déjà sur le déclin.
Dans les champs aux pissenlits qui donnent cette saveur si particulière au miel et au lait, le cygne ne tardera pas à pondre les œufs d’avril, prochains cygneaux.
L’on assiste à une sorte de miracle, c’est l’impression que nous procure le printemps, car là où il n’y avait rien d’autre que branches dénudées et couleurs monotones vient maintenant une explosion de formes et de couleurs.
Il est logique d’y voir ce qui vient en premier temps, de donner un point de départ à une animation qui semblait disparue, même dans l’antiquité on vénérait Flore, la divinité des fleurs en avril.
Cependant on constate la formidable capacité du vivant à s’adapter au cycle des saisons et on ne peut s’empêcher d’y voir une forme de renaissance, comme Pâques et la résurrection.
L’hiver est bien terminé, pour les hommes c’est la fin d’une alimentation difficile et le retour des productions agricoles, une véritable aubaine qui marque ainsi fortement les esprits.
C’est l’étape d’une interdépendance qui puise son origine dans l’inclinaison de l’axe de rotation de la Terre par rapport aux rayons du soleil.
Vous vous promenez tranquillement et entendez le cri du cuculus, un « ku-koo », non ce n’est pas le cri guerrier d’une prise d’un art martial coréen, et ce même malgré son apparence de croisement entre Totoro et un épervier local, et son retour d’Asie du sud-est, rassurez-vous ce n’est que le volatile qui coucoule. Evidemment c’est le printemps et l’oiseau revient d’Asie ou d’Afrique coucouler des jours tranquilles. Des photos donc de coucou me direz vous, et bien oui, et non!