Douceur de mai

Un pas dans l’herbe folle,
une marche sous les arbres,
un sage ou un idiot porte un secret.
Je n’ai pas besoin de savoir.

Un pas dans l’herbe folle,
une marche sous les arbres,
un sage ou un idiot porte un secret.
Je n’ai pas besoin de savoir.

Les températures montent, les jours s’allongent, et les eaux des inondations, enfin apaisées, laissent place à la terre.
La vie, elle, n’a jamais cessé de se préparer à cet instant.
Les printanières sont prêtes, un carnaval de couleurs est sur le point d’éclater.

Des arches de fleurs blanches s’épanouissent,
Au-dessus de nos têtes, où des fragrances légères,
Fraiches et fruitées, rassérènent et réinvestissent,
La valeur du fugace et de l’instant présent.

Au cœur du printemps, où la lumière se muse,
Le clair-obscur dessine des ombres évanescentes,
Où sous des rayons diffus,
Chaque vue devient une œuvre vivante.

C’est du sépulcre du temps,
Que s’éveille le printemps,
Fragile et lumineux pétale,
Auréole matinale,
Dans un chant de lumière serein.