Le merle noir

Que ce début de printemps fût avare de lumière !
Qu’importe, sous cette apparence peu généreuse la nature se porte très bien.
Au jardin tout un univers, merle noir et nouvelles générations.

Que ce début de printemps fût avare de lumière !
Qu’importe, sous cette apparence peu généreuse la nature se porte très bien.
Au jardin tout un univers, merle noir et nouvelles générations.

Les derniers épis de maïs remplissent encore les champs d’octobre nimbés de douceur automnale.
C’est aussi l’ouverture de la chasse, le peu d’espèces-gibier qui subsistent est mis sous pression.
Malgré tout, qu’ils soient sauvages ou domestiques les animaux sont les esprits de la nature, croiser leur chemin est toujours source de surprises, ou d’émerveillement.

Après les migrations estivales humaines, un esprit écureuil domine cette période de rentrée.
Les fruits ont muri, les premières feuilles tombantes sont aussi sèches que les barbecues remisés.
Et pourtant les rosiers et les pissenlits refleurissent, la douceur est cet âge mûr qui a survécu et qui vit encore.
La floraison de la petite centaurée et la rougeur des cenelles sont les indices discrets d’un mois de septembre tendre, profond, et complexe.

Le Charolais est majoritairement plat, mais il possède quelques dards à travers les champs, les prés, les forêts et les étangs.
Le mont Dardon est un de ces sommets qui vous transporte à 506 mètres dans l’espace, et à l’âge de pierre, dans le temps.
C’est une sorte de lieu de pèlerinage universel et inconscient, où l’âme comme le corps prend une nouvelle dimension.

Quelques gouttes scintillantes perlent en douceur sur les pétales des agapanthes.
La première quinzaine de juillet aura été fraîche et humide, un temps idéal pour les escargots.
Partis en vadrouilles ralenties, certains n’hésitent pas à faire le trajet sur la coquille de compères plus grands.