Entre-temps

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Perpétuel recom­men­ce­ment la fin d’une année annonce le début d’une autre.
Ce n’est pas la sai­son la plus pro­lixe en pho­to­gra­phie, mais cela per­met de retrou­ver dans les archives quelques pho­to­gra­phies inédites, écar­tées pour diverses rai­sons.
C’est aussi l’occasion de « pen­ser » sa future tech­nique.
Voici tout de même quelques cli­chés pré­sents et pas­sés, pour patien­ter pen­dant la longue sai­son d’hiver.

Le mouton noir

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Les idio­tismes ani­ma­liers sont très pré­sents dans notre lan­gage d’une manière rare­ment flat­teuse où l’on est sou­vent traité de toutes sortes de noms d’oiseaux, bécasse, buse, dinde, chouette, butor, etc.
Quand Brassens bêlait le « Mouton de Panurge », il réac­tua­li­sait le sens de l’anecdote de Rabelais autour du per­son­nage (Panurge) qui a donné nais­sance à la célèbre expres­sion.
Le nom de la série amé­ri­cain les Têtes bru­lées est en amé­ri­cain « Black Sheep Squadron » : les mou­tons noirs qui ont du mal à ren­trer dans le rang.
Pour mettre tout le monde d’accord voici la photo d’un mignon petit mou­ton tout noir, mais à bar­biche, queue et crête blanche…

Lueurs d’automne

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« Qu’il m’est doux de revoir ces tran­quilles déserts,
D’y jouir de la paix ! D’y res­pi­rer sans fers !
J’y vis dans l’opulence,
J’y vis exempt de soins ;
On est dans l’abondance,
Quand on est sans besoins. »

Le « tableau de la nature » (1760) d’Étienne Desnoyers évoque bien l’esprit libre et serein de celui qui par­cours la terre et se laisse aller à la dou­ceur d’une balade pittoresque.

Frugale magnificence

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Contre la ratio­na­li­sa­tion de la culture, rien de tel que la ratio­na­li­sa­tion du bon sens.
Quand les mau­vais sujets sont élimi­nés, c’est la valeur de ce qui fait le bon qui dis­pa­rait.
Dans la fable de Mathieu, un pay­sage de ven­dange, il dit, ainsi les der­niers seront les pre­miers, et les pre­miers seront les der­niers.
Juste retour des mau­vaises herbes, le par­tage n’attend pas la sai­son des fri­mas.
Coquelicots, lycop­sis des champs, cham­pi­gnons, baies colo­rées, abeilles et rumi­nants et encore ce n’est qu’aperçus, de la fru­gale magni­fi­cence d’automne.

L’esprit vert

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Évasion totale dans ce sujet qui pré­sente trois facettes cultu­relles curieuses et dif­fé­rentes.
Un docu­men­taire scien­ti­fique à l’esprit frais, une expo­si­tion aux vor­tex tem­po­rels et un groupe de musique étrange et éclec­tique.
Dans l’espoir de pro­vo­quer des coups de foudre cultu­rels dans un esprit tou­jours « vert », vert comme vigueur de la réac­tua­li­sa­tion de la pen­sée humaine comme tout chan­ge­ment naturel.

Printemps de l’hiver

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L’automne nous ins­pire à nous sou­ve­nir de nos jour­nées d’été tout en appe­lant nos pro­chains jours d’hiver.
Saison des châ­taignes, des mar­rons, des noix, des arbouses, des cham­pi­gnons et toute leur petite faune qui s’en suit.
On appré­cie la douce lumière d’automne et ses rayons rasants qui illu­minent les sous-bois.
Et l’été indien touche à sa fin.