Le latin du jardin

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Souvent je vous parle de l’étymologie du nom ver­na­cu­laire des plantes, car cela est utile pour mémo­ri­ser cer­taines carac­té­ris­tiques remar­quables de ces der­nières avec des mots simples, modernes et ima­gés.
Le nom scien­ti­fique, sou­vent lati­nisé, pré­sente sur­tout un inté­rêt his­to­rique et taxi­no­mique, déter­mi­nant pour une iden­ti­fi­ca­tion un peu plus pré­cise.
Dans cet article je ne parle pas seule­ment d’un livre, mais aussi d’une ini­tia­tion cultu­relle pas­sion­nante aux secrets des plantes à tra­vers le latin et l’ouvrage de Diane Adriaenssen.

Bouton d’or

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Tout à son contraire, après les mois sombres, la lumière d’avril est d’or.
Lumière et cha­leur dif­fusent dans la nature une éner­gie débor­dante comme le réveil d’un bon som­meil par un doux rayon de soleil.
Avec toute la pluie des mois pré­cé­dents, le règne végé­tal est à son apo­gée, entre les rayons ardents, à tra­vers le reflet d’un bou­ton d’or, le rêve le temps d’un printemps.

Primevère

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Le mois d’avril aura été riche en contrastes, frai­cheur, cha­leur et même orages, pluies et ciel bleu.
Nous sommes à quelques jours du mois de Floréal, et ça se voit, par­tout, les bour­geons explosent, l’herbe est bien verte et gagne en hau­teur.
Tous les êtres prennent une bouf­fée d’air oxy­gé­nante et laissent péné­trer dans leurs cel­lules le flux puis­sant de la nature en mouvement.

Le prince temps

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Souvent très attendu, il éveille les âmes endor­mies et ravive les éner­gies les plus jeunes.
L’espoir renait, le cœur pal­pite, comme dans un rire joyeux ou un tour de magi­cien.
Le prin­temps, montre enfin le bout de son nez et déploie ses antennes et para­boles multicolores.

Le manuel

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C’est pro­ba­ble­ment le genre de livre que l’on aime­rait pos­sé­der sur une ile déserte.
Même si ce n’est pas un guide de sur­vie à pro­pre­ment parlé mais plu­tôt une médi­ta­tion curieuse.
Comme une ten­ta­tive de trou­ver une alter­na­tive saine et écolo­gique, le manuel de la vie sau­vage d’Alain Saury est pour le moins surprenant.

Cigogne

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Ventôse mois du froid et des gibou­lées semble tenir fer­me­ment à sa répu­ta­tion.
Malgré tout, rien n’arrête le fil de la vie qui se déroule à l’intérieur des bour­geon­ne­ments et qui se déploie sous les formes les plus diverses que la nature sait emprun­ter.
Discrètement, dans un petit taillis, je me glisse, enten­dant le mar­tel­le­ment d’un pic, et les cris aigus de quelques petits ragon­dins bar­bo­tant dans un bras de la Loire, et là à quelques pas, accroupi et silen­cieux, j’observe non sans émotion les majes­tueuses cigognes.

Rideau Blanc

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Un man­teau blanc s’est posé sur le pay­sage, un habit éphé­mère dont les peluches tombent une à une jusqu’à for­mer une couche où il serait ten­tant de s’y plon­ger.
Cette série blanche où le soleil ne figure pas est par­fois figée, par­fois tour­men­tée.
Sous la neige qui tombe, pho­tos sous pression.