Archive(s) pour la Catégorie ‘Printemps’

Le dauphin

Si l’on regarde cette fleur à droite et que l’on ima­gine qu’elle prenne la forme d’un dau­phin, on se place du même point de vue que de Pedanius Dioscoride qui au pre­mier siècle après J.-C. nomma cette plante en rap­port à cet ani­mal marin fas­ci­nant qu’est le dau­phin.
On se demande par­fois d’où les plantes tirent leurs noms, c’est la plu­part du temps pour une rai­son bien plus prag­ma­tique que scien­ti­fique à l’image de ce Pedanius qui était pro­ba­ble­ment un méde­cin mili­taire de l’Empire romain qui cher­chait avant tout à soi­gner, d’où les liber­tés très poé­tiques dans le choix des noms.
La dau­phi­nelle rend hom­mage à l’animal déjà très connu à l’antiquité pour son carac­tère amical.

Divine Coccinelle

« Ce coléo­ptère est réputé por­ter chance, aussi l’appelle-t-on la bête du Bon Dieu. »
Si la coc­ci­nelle pos­sède une grâce divine, c’est une beauté esthé­tique, un contraste dû à une cou­leur vive et chaude ren­for­cée par de petits points noirs qui fait déton­ner l’insecte dans son envi­ron­ne­ment.
Ainsi se trouve-t-elle sous la pro­tec­tion du Tout-Puissant grâce à ses carac­tères sug­ges­tifs, insecte ailé inof­fen­sif voir allié du jar­din, rond et rouge comme une bonne pomme.
Une petite pomme à laquelle il est défendu de tou­cher, sinon gare au sacri­lège punis­sable par le ciel.
Au pro­gramme, coc­ci­nelles et d’autres inté­res­santes petites bêtes…

L’ange de nuit

Surprendre un lape­reau, trou­ver des coquilles d’œufs et des papillons, débus­quer les grillons qui chantent près de leur ter­rier, écou­ter le chant des oiseaux.
La fin du mois de mai est une ode pas­to­rale.
Et lorsque le soleil se couche, appa­rait le petit ange de la nuit…

Le chant du coucou

Libellules, demoi­selles, gre­nouilles vertes, insectes, la nature est hyper­ac­tive mal­gré une hygro­mé­trie limi­tée.
Il n’est pas rare non plus de croi­ser lapins de garenne gam­ba­dant, lièvres et fai­sans.
On peut même ren­con­trer quelques cerfs-volants mâles.
Le mois de mai confirme une par­tie de ses dic­tions, flo­rai­sons des coque­li­cots, des bleuets, etc.
Le chant du cou­cou nous portera-t-il chance ?

C’est de l’or

Nouvel arrivé des fos­sés et des prai­ries, le bou­ton d’or pro­fite d’un avril chaud et enso­leillé pour par­se­mer de sa cou­leur or les champs et les prés.
Les pre­mières prin­ta­nières forment déjà des fruits, pâque­rettes et cou­cous se fanent, quelques vio­lettes résistent et d’autres font leur appa­ri­tion.
On ten­dra l’oreille pour écou­ter les grillons, les gre­nouilles et les cou­cous (l’oiseau cette fois), les lézards verts fui­ront notre pré­sence en un bruit fur­tif de feuilles frois­sées.
Un mois riche et contrasté où la récente séche­resse du sol contraste avec les anciennes visions de prés verts.

Dent de lion

Dans un ciel bleu azur, les aigrettes s’envolent et atter­rissent telles des para­chutes sur un sol vert clair par­semé de points jaunes.
Les aigrettes oui, mais les célèbres aigrettes des éditions Larousse bien sûr, de la fleur de pis­sen­lit.
Une fleur com­mune et pour­tant très gou­teuse en salade et légè­re­ment diu­ré­tique d’où son nom de pisse en lit.
Mais ce n’est pas la seule plante qui colo­nise nos champs actuellement…