Avril a été un mois plutôt stable et sec, marqué par des températures au-dessus des moyennes de saison.
Les grands écarts entre le matin et l’après-midi ont cette capacité de vous rasséréner avec profondeur.
Les floraisons sont légèrement précoces et nous pouvons entendre le chant du coucou, les claquements de bec des cigognes et le chant fluté du loriot.
Les primevères officinales et quelques orchidées sont déjà fanées.
D’autres fleurs prennent la relève de ce cycle de saison, et répandent leurs fragrances dans les bois.
C’est la magie du printemps, dans une forêt magnifiée par les rayons du soleil, on peut sentir des parfums doux et envoutants.
Comme un charme apte à rompre cette tendance ancrée en nous qui nous pousse à nous agiter et nous détourner de notre être originel.
La beauté est toute autour de nous, nous en ratons parfois les détails et oublions qu’elle ne se vit que dans l’instant.
Muguet, ail des ours et lamier jaune
Dans la lumière douce et subtile du sous-bois, les clochettes sonnent la force tranquille de l’anthèse du printemps.
Certaines espèces de plantes se plaisent beaucoup entre ombre et lumière, où les rayons du soleil passent sans être retenus.
Une autre fragrance accompagne nos pas dans la forêt, celle de l’ail des ours.
Les inflorescences sont riches en nectar et en pollens.
La lumière en fin d’après-midi apporte une ambiance magique à cette hampe florale. Elle pourrait accueillir jusqu’à vingt clochettes, la moyenne étant plus proche de celle-ci, à huit clochettes.
Les fleurs du lamier jaune ont un potentiel ornemental.
Les sporophytes sont des organismes destinés à la reproduction des mousses, constitués de la soie, la tige et d’une capsule au bout.
Sur cette capsule on distingue bien la calyptre, enveloppe brune entourant la capsule. Elle tombera lorsque les spores se répandront.
Vesce cracca, saxifrage et pissenlits
Les épis violets de cette vesce craque à vrilles détonnent au bord des champs.
Les fleurs du saxifrage sont élégantes, avec leurs pétales blancs veinés de vert printemps.
Les papillons citron sont les premiers à sortir de l’hivernage, les pissenlits favorisent leur camouflage.
Merisier en grappes et genêt
Une grappe de ce merisier peut avoir quinze à trente fleurs.
La fleur du genêt, lorsqu’elle n’est pas encore ouverte, ressemble à une banane.
L’épine blanche
Fin avril la floraison de l’épine blanche est à son apogée.
La Lune en quartier, comme une parenthèse dans le ciel, et les fleurs en toile de fond, floues, mais présentes.
Champs et Loire
Le colza est une plante mellifère très prisée des abeilles, on peut le remarquer par ces petites taches noires qui parsèment le ciel bleu.
Les champs de céréales sont d’un vert tendre et duveteux avant de mûrir.
Une « coupe » en plein champ, un site propice pour quelques oiseaux qui iront creuser leurs nids.
La Loire est sans cesse mouvante, cette ligne de pierre était censée en protéger une berge.
Les éphémères se savourent lentement,
Tandis que les pétales blancs,
Dansent au vent, légers et fuyants.Ne demeure que le cycle,
Éternel, et pourtant éphémère,
À une autre échelle du temps.La fraîcheur du matin,
Éveille en nous l’envie,
De savourer la chaleur du jour.Comme une plante, qui a besoin du froid,
Pour trouver sa voie vers la lumière,
Nous aussi, nous avons besoin
De l’ombre pour apprécier la lumière.Cycles et interdépendances,
La nature des éphémères
Tissent les êtres,
Comme une trame invisible.
Prenez le temps de cueillir un peu de bonheur ce week-end, comme on cueille un brin de muguet : avec douceur, respect et gratitude. Bon week-end du 1er mai !