Oisellement vôtre
Ils sont mignons, ils volent, ils ont des plumes, et font depuis longtemps craquer les photographes, ce sont les oiseaux bien sûr… Pourtant ce ne sont pas des modèles empaillés, ça bouge, ça gigote, ça s’envole, et ça vous repère parfois de trèèèès loin. Rien qui ne facilite notre tâche et pourtant on essaie sans répit de les mettre en boite, oui mais pas une vraie boite entendons-nous bien, on ne veut pas leur faire danser la tektonique, on veut juste… admirer.

Les noms des villes sont inscrits en lettres propres sur de vieux panneaux rouillés et c’est souvent la première impression que nous avons d’un lieu. C’est un peu comme si l’on avait un premier contact avec une personne en sentant ses vieilles chaussettes sales. Pourtant derrière ces noms de villes et de villages savamment orchestrés par une machinerie bureaucratique se cachent des réalités parfois sensuelles. Ecoutez… une incursion dans la toponymie et ses thèmes naturels…
Par un après-midi frisquet, sous un ciel chargé, elle chasse poissons-chats et couleuvres. Elle craquette, elle claquette, c’est la cigogne blanche, un échassier que l’on ne présente plus, mais que l’on peut avoir la chance d’observer, pas forcément loin de chez soi.
Du grec ancien feuille, la phyllie est de la famille des spectres selon le dictionnaire le littré du XIXe siècle, et bien évidemment, on comprend très vite pourquoi.
Du grec phasma, « apparition », les phasmes sont des insectes fascinants car leur apparence est totalement relative à leur environnement, leur système de camouflage étant très diversifié. Cette espèce en particulier, Phyllium sp, originaire des philippines, est née pour prendre l’apparence d’une feuille d’arbre.