Le vent souffle le froid, le soleil le chaud, un merle sort un ver de terre.
La grenouille croît, le vent ne décroit.
Puis la chaleur monte, et l’hirondelle, on se croirait au bord de la mer.
En avril on perd le fil et en mai on aimerait faire le bouquet qui nous plait.
Flore et elles.
C’est encore la fraicheur piquante du souffle d’après l’hiver, mais tout vient à point, les premières fleurs sont écloses malgré les gelées.
Vert, bleu, blanc, jaune, mauve, ce sont les couleurs du printemps, annonciatrices de cette période de l’année où les printanières inondent les bois et les prés.
La coccinelle se réveille, prête à franchir les ponts de brindilles moussues et à s’envoler vers ce pari immense que représente la vie d’un petit coléoptère.
La lumière brûle, l’ombre glace.
À l’aune du soleil rasant l’horizon, l’année touche à sa fin.
La nature s’ourle, le froid lace.
Décembre semble baisser le ton, d’une vie qui s’allume et s’éteint.
L’heure se voulant d’hiver, le règne du crépuscule peut nous surprendre bien tôt.
Alliée aux couleurs de l’automne, la lumière chaude transmute les feuilles et la terre en or.
Canards et oies sauvages parcourent le paysage ligérien végétal et aquatique.
Lorsque le soir tombe, les chevreuils sont à peine visibles au-dessous du ciel orangé.
Les soirs d’été semblent déjà loin, et disparait avec eux l’assurance calme et paisible du soleil couchant.
Que cache cette valse humide qui souffle le chaud et le froid, le nuage et l’éclaircie.
Quelques papillons goutent la dernière cuvée du nectar des fleurs de septembre.
En fait c’est comme si les marchands exposaient encore, juste avant que ne se vident les lieux.