Faisan du printemps

La lumière retrouvée désengourdit par sa chaleur,
Le faisan qui de son cri rauque chasse l’hiver.
Les printanières éclosent au matin d’une fraiche moiteur.
L’aurore prend son envol, il y a du renouveau dans l’air.

La lumière retrouvée désengourdit par sa chaleur,
Le faisan qui de son cri rauque chasse l’hiver.
Les printanières éclosent au matin d’une fraiche moiteur.
L’aurore prend son envol, il y a du renouveau dans l’air.

Mi-mars, fin de l’hiver, c’est bien plus qu’une poignée de jonquilles qui éclosent.
Le printemps approche avec son cortège de fleurs.
Quelque part, une étrange procession s’avance sur un chemin de terre.

Un parfum tintinnabule dans les bois.
Sens-tu cette mélodie florale ?
Écoute bien car à tes pieds.
Se trouve le muguet caché.

Le printemps débute par une couleur sur une toile grise.
Une, puis deux puis trois, et vient la lumière dans ce monde froid.
Tant de prodigalité peut-il encore susciter l’émoi.
Comme le ferait une douce brise ?

« Elle est l’infirmière des cœurs
Cache en son sein le secret bonheur
Pour que la vie d’heure en heure
Distille ses battements de fleurs »
– Carole Radureau