Chercher la petite bête
Chercher la petite bête est une expression qui ne flatte pas la mesure, elle met plutôt l’excès au pilori. Or j’ai bien l’impression que pour bien observer la petite faune de nos campagnes il faut faire preuve de volonté et chercher la petite bête est donc devenu incontournable si l’on souhaite prendre conscience de certaines richesses naturelles.
Futile me diriez-vous oui et sans doute futile aussi toute la connaissance et la conscience qui plane autour de ce sujet, l’on pourrait même en reparler dans quelques siècles au cas où il n’y ait plus rien à voir…
Bref que ce soit à deux, à quatre pattes ou en rampant, foncez dans les champs, avec prudence tout de même, et émerveillez-vous, cela ne coûte rien.
Vous ne le saviez sans doute pas, mais un seul pas pourrait, lors de vos promenades, vous faire croiser le regard de Robert le diable et qui sait alors ce qu’il pourrait vous arriver…
A voir tout les insectes en ce moment c’est à se demander si ce n’est pas la meilleure période de l’année pour eux tellement ils sont nombreux et variés. On aura connu les saints de glace mais on connait moins la mouche de la Saint-Marc, représentative des insectes qui apparaissent fin avril début mai. Le sceau de Salomon est toujours présent et la panthère n’est pas loin. Près des marécages ou des lieux humides on peut même apercevoir la grande consoude…
Les jours sont de plus en plus réchauffés par les rayons du soleil, faune et flore s’épanouissent dans une atmosphère sereine et vibrante. Papillons, fleurs des champs, oiseaux champêtres, escargots, tout virevolte dans le ballet de la vie dans une nervosité et une tension paradoxalement reposante. Croassements et chants sont les mesures d’une portée magique où l’homme cogite à mettre des noms sur la multitude de merveilles qu’il aperçoit, quitte à y perdre des cheveux.