Après les migrations estivales humaines, un esprit écureuil domine cette période de rentrée.
Les fruits ont muri, les premières feuilles tombantes sont aussi sèches que les barbecues remisés.
Et pourtant les rosiers et les pissenlits refleurissent, la douceur est cet âge mûr qui a survécu et qui vit encore.
La floraison de la petite centaurée et la rougeur des cenelles sont les indices discrets d’un mois de septembre tendre, profond, et complexe.
Quelques gouttes scintillantes perlent en douceur sur les pétales des agapanthes.
La première quinzaine de juillet aura été fraîche et humide, un temps idéal pour les escargots.
Partis en vadrouilles ralenties, certains n’hésitent pas à faire le trajet sur la coquille de compères plus grands.
Si le printemps est généreux, la météo l’est moins, la faune et la flore sont en avance sur le calendrier et il en résulte une belle activité dans la nature.
Mais la pluie, les orages, le manque de luminosité sont les ennemis du photographe.
Malgré tout, heureusement, même ponctuellement, on peut croiser bien des choses surprenantes sous la pluie de pétales d’acacias.
Odeurs discrètes et florales dans un air doux et frais, le printemps se pâme et dore ses prés.
Les fleurs fragiles et éphémères du prunelier disparaissent déjà quand d’autres apparaissent.
Le lézard prête le flanc à la moindre chaleur solaire et les aigrettes s’envolent.
Fraicheur boisée pour cette série qui prend un petit peu de recul sur son environnement afin de révéler le milieu tel qu’il est abordé.
Je voulais montrer cette fois la densité florale de la forêt au printemps, imperceptible en gros plans.
Une forêt qui n’a pas encore totalement reverdi, mais qui regagne progressivement une animation qui fait tant de bien, en sortie d’hiver.