Petits fruits, petits poissons, fleurs et papillons, chenille et liseron.
L’été est chaud et ensoleillé et perdure même si déjà septembre entame son déclin.
Contemplons le moment présent, qui contient en lui le passé comme le devenir, la chenille comme le papillon.
Car dans chaque vrille, chaque feuille, chaque poil ou écaille, il y a un dessein.
La transparence révèle l’invisible, mais elle ne dit rien sur la distance qui la sépare du dévoilé.
Bleus-verts, reflets calmes de forêts, de torrents, de cascades.
Les yeux qui contemplent tant de beauté, finissent-ils par en arborer la couleur ?
Et que voient-ils dans ces paysages ?
C’est encore la fraicheur piquante du souffle d’après l’hiver, mais tout vient à point, les premières fleurs sont écloses malgré les gelées.
Vert, bleu, blanc, jaune, mauve, ce sont les couleurs du printemps, annonciatrices de cette période de l’année où les printanières inondent les bois et les prés.
La coccinelle se réveille, prête à franchir les ponts de brindilles moussues et à s’envoler vers ce pari immense que représente la vie d’un petit coléoptère.
Un nuage de bulles rouges, des bulles vivement présentes et rapidement éteintes.
Et dans le tourbillon au reflet azur, la complexité coule de source.
Les énergies les plus contraires se heurtent dans une harmonie sereine.
Nous sommes en mars, et l’hiver n’est pas terminé.
La lumière brûle, l’ombre glace.
À l’aune du soleil rasant l’horizon, l’année touche à sa fin.
La nature s’ourle, le froid lace.
Décembre semble baisser le ton, d’une vie qui s’allume et s’éteint.