Vert floréal

L’air s’échauffe et s’éclaircit dans un ciel bleu,
Au-dessus d’un vert floréal tacheté de couleurs,
Une vague de sérénité tente un vœu,
D’oublier pour un moment les mordantes fraicheurs.

L’air s’échauffe et s’éclaircit dans un ciel bleu,
Au-dessus d’un vert floréal tacheté de couleurs,
Une vague de sérénité tente un vœu,
D’oublier pour un moment les mordantes fraicheurs.

La lumière retrouvée désengourdit par sa chaleur,
Le faisan qui de son cri rauque chasse l’hiver.
Les printanières éclosent au matin d’une fraiche moiteur.
L’aurore prend son envol, il y a du renouveau dans l’air.

Au-delà de mes possibilités,
Je vole sans attendre.
En quête d’un possible,
Avec mon cœur d’oiseau.
Le promeneur perdu dans ses pensées,
N’y vois qu’un éclair bleu.

À terre git le fantôme d’une feuille,
Dépouillée de son manteau vert, de ses envies,
Elle semble avoir abandonné tout orgueil,
Mais conserve secrètement la contexture d’une nouvelle vie.

En avril il se tisse plus qu’un fil,
Dans une trame verte à l’ambre du soleil,
Les couleurs passent d’or à vermeil,
Et l’avenir s’envole en exil.