Douceur de mai

Les saints de Glace ont soufflé sur le mois de mai une fraicheur surprenante, auquel s’ensuivit un dôme de chaleur.
Malgré ce contraste, la nature offre toujours cette capacité ressourçante, apaisante, presque thérapeutique.
Ce que nous rêvions en hiver, vie foisonnante et températures agréables, est là, et insuffle à chaque vibration une profonde douceur.
Les prairies se parent de couleurs chaudes et nuancées, les marguerites dansent au gré du vent, les papillons volent autour des fleurs épanouies.
Il est possible de l’écraser, mais la nature renait toujours, comme une amie retrouvée.
Je marche parfois à la fraicheur du matin, avec le vent, et je sais qu’à travers ces parcelles vertes de liberté qui nous reste, brille la lumière d’un monde qui n’est pas encore perdu.
Et si on prenait le temps de s’imprégner de cette douceur intemporelle ?
Voici une balade en images et en mots parmi les trésors de mai, pour se reconnecter à l’essentiel.

Des fleurs stars de mai

Muscaris en toupet

J’aime beaucoup les fleurs originales de nos campagnes, le muscari à toupet en est un joli exemple.

Le bulbe de ce muscari est comestible et très prisé en Italie (Lampascione), et en Crète (Ασκορδουλάκοι.), en accompagnement de viandes ou frit dans de l’huile d’olive.

Les marguerites

Dans un terrain propice, la marguerite peut former un très joli champ de fleurs.

Les marguerites sont une partie des plantes de la Saint-Jean, on pense que cueillir ces fleurs au solstice d’été amplifie leurs vertus.

L’orchidée sauvage

Découvrir une orchidée, comme cet Orchys pyramidal (Anacamptis pyramidalis), c’est comme toucher le jackpot.
Sa présence dépend des champignons avec lesquels elle s’associe, une graine mesure à peine plus de 0,1mm.

Paysages et petite faune

Prairies, arbres et cimes

Quand la prairie arbore des reflets fauves, on perçoit agréablement toutes les nuances du printemps.

Ils se reposent souvent sur des branches sèches, en bord de Loire, les guêpiers sont aussi emblématiques que les mouettes en bord de mer.

Des ilots blancs apparaissent dans le paysage boisé, on ne peut manquer les floraisons du printemps.

La Loire offre un rare espace relativement sauvage et inspirant.

Petite faune sauvage

Je me demande si ce guêpier n’est pas un juvénile, car ses couleurs sont assez ternes, en même temps, la lumière n’est pas optimale pour apprécier ses couleurs.

Zoom sur le mini bras de Loire en couverture en page de gauche, on peut y observer près des végétaux aquatiques du bord une perche commune, et des perches-soleils.

Chenilles et papillons

Je ne sais pas si ce bouillon blanc sortira indemne de ce repas entamé par les chenilles de la Cucullie du bouillon blanc (Shargacucullia verbasci).

Ces mélitées profitent des fougères pour un instant complice.

Le reflet de la lune dans l’eau du canal, le soir, nous plonge dans une ambiance hors du temps, et nous prépare à la quiétude de la nuit.

La renaissance permanente de la nature nous démontre que la vie est une succession de cycles contrastés, où chaque cycle possède une force particulière dans laquelle nous pouvons puiser.
Le printemps est une invitation à faire le plein d’une énergie nouvelle.
Quel sera le meilleur moment de votre printemps, un pique-nique, une rencontre avec la vie sauvage, ou dans votre jardin, une balade en forêt ?
Pour le savoir, il faut lâcher prise et rester ouvert.
Peut-être qu’un évènement vous marquera profondément, ou peut-être ce ne sera ni le bon moment ni la bonne saison.
La vie garde ses mystères, il nous en restera les impressions, qui nous inspireront toute l’année.

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  1. Bonjour Fabrice,
    Très belle promenade le long de la Loire sauvage.
    Ta balade en images parmi les trésors de mai (bien étrange cette année chez moi aussi) est un enchantement.
    J’ai beaucoup apprécié les anecdotes botaniques.
    Très belle Orchis pyramidal et les Perches soleil sont splendides.
    Merci pour cette parenthèse qui invite à s’imprégner de la douceur du monde dans un beau plaidoyer pour ces parcelles de liberté qui nous entourent.
    Pour ce qui concerne ton questionnement sur le Guêpier et ses couleurs qui te semblent ternes, non, ce n’est pas un juvénile. Pour la majorité des couvées en France, le grand saut des jeunes de l’année se fait entre le 15 et le 30 juillet, pas avant, ce qui leur laisse un bon mois pour se nourrir au max avant le retour en Afrique.
    Quand ils sortent enfin de la galerie, leurs couleurs sont encore un peu plus ternes que celles des adultes en effet et surtout, ils n’ont pas encore les yeux d’un rouge rubis éclatant (mais noirs) ni le dos parfaitement marron-châtain.
    Bon week-end et merci pour ce partage.

    • Bonjour Pascale,
      Merci infiniment pour ce retour, c’est toujours un bonheur de partager ces moments où la nature, dans sa simplicité, nous offre tant de beauté et de mystère.
      Je suis ravie que l’orchidée et les perches soleil t’aient plu, ces petites merveilles discrètes sont comme des joyaux vivants.
      Et oui, cette année la météo semble imprévisible.
      Merci aussi pour tes lumières sur le Guêpier ! Tes explications sont précieuses : ces détails sur leur départ en Afrique, leurs couleurs en évolution, ou leurs yeux qui passent du noir au rubis…
      La nature a vraiment ses propres rythmes, bien plus sauvages que les nôtres.
      Ton message est une belle invitation à continuer de célébrer ces « parcelles de liberté », comme tu dis si joliment. Elles sont là, tout autour de nous, et il suffit parfois de s’arrêter pour les voir.
      Belle journée à toi, et que tes prochaines balades soient aussi enrichissantes !

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