Aux prémices de la photographie

Lorsqu’on imagine les débuts de la photographie, à l’ère numérique où nous sommes, nous pensons à d’obscures clichés académiques et monotones comme les vieux portraits de nos grands-parents. Or Gustave Le Gray(1820-1884) fausse nos préjugés et ses clichés démontrent une précocité artistique et inventive insoupçonnée .

Une marine de Gustave Le Gray

Une marine de Gustave Le Gray

Une marine de Gustave Le Gray

Cette célèbre série de marine est peut-être la première représentation artistique de la nature avec un appareil photo. Et déjà Gustave esquivait le problème de la différence de luminosité entre le ciel et la terre en montant ensemble deux négatifs différents, technique qui n’est pas étrangère dans le principe au photomontage actuel et je pense notamment au hdr qui assemble des photographies identiques prises en mode bracketing avec des indices de correction de luminosité différents.

La photographie de studio et de portraits n’est pas non plus née d’hier. Pascal Sébah(1823-1886) nous démontre encore une fois la précocité du talent artistique mais cette fois en sortant de l’hexagone et dans un style très oriental à travers ses œuvres précises et soignées prises dans son studio de Constantinople.

Princesse Durru Shehvar

Arabe

Une petite princesse et une jeune femme arabe traversent le temps et nous inspirent.
Un bref sujet d’histoire de l’art comme un retour aux sources qui je l’espère vous aura passionné.

En savoir plus sur Gustave Le Gray via une exposition virtuelle sur le site de la Bibliothèque Nationale de France.
Plus de photographies de Pascal Sébah sur le site de l’Institut National d’Histoire de l’Art.

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  1. Bien d’accord toi, et je ne vois pas qui dirait le contraire!
    C’est très étonnant ce jeu de lumières, aux balbutiements de la photographie!
    C’est flagrant sur le visage et particulièrement dans l’oeil de la petite princesse: la lumière est douce et le contrate très subtile!
    Merci pour le partage!
    Bonne journée, Zipanu!

  2. A propos de ce qui fait le photographe, Félix Nadar en parle très bien dans son « Mémoire sur la revendication de la propriété exclusive du pseudonyme Nadar » : « Ce qui s’apprend encore beaucoup moins, c’est l’intelligence morale du sujet ; c’est le tact rapide, qui vous met en communion avec le modèle, vous le fait juger et diriger vers ses habitudes, dans ses idées, selon son caractère, et vous permet de donner, non pas banalement et au hasard, une indifférente reproduction plastique à la portée du dernier savant de laboratoire, mais la ressemblance la plus familière et la plus favorable, la ressemblance intime. C’est le côté psychologique de la photographie, le mot ne me semble pas trop ambitieux. Voilà les qualités qui peuvent faire attacher quelque amour-propre aux résultats d’opérations que leur simplicité élémentaire met à la portée de tout le monde : voilà ce qui donne la valeur véritable aux œuvres photographiques, ce qui les différencie – et ce qui consacre pour chacun le droit de se réclamer de ses œuvres et de ne permettre à personne d’usurper le nom qui les signe.»

  3. Voilà un reportage d’archives qui remet les pendules à l’heure. La passion était là, elle anime encore bcq de gens, mais on oublie souvent ces pionniers de la chambre noire et des plaques de verre. Maintement, souvent tout n’est plus qu’étalage de matos, logitiels et cie… on se goure, l’essentiel est ailleurs! et je souligne ce que Coralie a écrit très justement.
    bon week-end, @ bientôt

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