Demoiselles et damoiseaux
A l’ombre des demoiselles en fleurs, l’humidité qui plane encore comme une relique des dernières pluies est une aubaine pour toutes les créatures aquatiques et les autres avoisinantes. Les libellules n’y dérogent pas et se regroupe sur des brindilles perchées au dessus de l’eau, prêtent à la chasse. Quelques fleurs survivent là où la faucheuse ne peut passer. Au détour d’un chemin un pic ou une huppe peuvent voler au dessus de vos têtes, et c’est l’été qui chante.
Quand il a tant plu et que ça s’arrête les grenouilles disent: c’est l’arrêt net. Enfin le soleil réchauffe les âmes et les coeurs, tout comme les prochains barbecues, et nous fait oublier le jeu des égos qui teinte bien souvent notre société, un jeu auquel l’on ne peut échapper, s’y soustraire peut-être, mais dont parfois il est décevant de ne pas pouvoir s’en déjouer. Alors maintenant c’est la rainette pas nette qui s’y colle avec beaucoup de foi (jusqu’à la crise), dans une satire qui n’a qu’un but, oups et un et deux et trois…nan, zéro, juste rire.
La femme à la perle est un tableau du Louvre qui préside la renommée du peintre Jean-Baptiste Corot. Que l’on lui associe tel ou tel autre mouvement artistique, il demeure qu’il puisait son inspiration sur les routes et les chemins de notre campagne.
On en a peut-être tous rêvé, les éditions Plume de carotte l’ont fait, un coffret nature avec de vrais trésors à l’intérieur.
Chercher la petite bête est une expression qui ne flatte pas la mesure, elle met plutôt l’excès au pilori. Or j’ai bien l’impression que pour bien observer la petite faune de nos campagnes il faut faire preuve de volonté et chercher la petite bête est donc devenu incontournable si l’on souhaite prendre conscience de certaines richesses naturelles.