Cigogne

Ventôse mois du froid et des giboulées semble tenir fermement à sa réputation.
Malgré tout, rien n’arrête le fil de la vie qui se déroule à l’intérieur des bourgeonnements et qui se déploie sous les formes les plus diverses que la nature sait emprunter.
Discrètement, dans un petit taillis, je me glisse, entendant le martellement d’un pic, et les cris aigus de quelques petits ragondins barbotant dans un bras de la Loire, et là à quelques pas, accroupi et silencieux, j’observe non sans émotion les majestueuses cigognes.

Lire

Rideau Blanc

Un manteau blanc s’est posé sur le paysage, un habit éphémère dont les peluches tombent une à une jusqu’à former une couche où il serait tentant de s’y plonger.
Cette série blanche où le soleil ne figure pas est parfois figée, parfois tourmentée.
Sous la neige qui tombe, photos sous pression.

Lire

Pluviose

Des rivières en crue apportent des miroirs aux creux des prés où les paisibles bovins s’en sont allés.
L’élément liquide tombe sur les collines en pluie fine ou en fins cristaux, ce mois porte bien son nom, pluviose.
Reste-t-il un peu de lumière dans ces plaines spongieuses, y a-t-il une élégance là-dedans et où sont passées les couleurs, subtiles et chatoyantes ?

Lire

Comme un charme

On a laissé ouverte la fenêtre du printemps, chants et vols d’oiseaux entrecoupés des derniers cris de grues et d’oies sauvages, on respire, on marche, on reprend le temps, une fraîche douceur comme une lumière obscure entre dans les pupilles.
Bien qu’elle soit toujours enserrée dans les résidus de sa gangue hivernale, la nature se porte comme un charme, pousses, boutons, fleurs, papillons, fourmis tous se réveillent d’un long sommeil et se remettent à l’ouvrage.
Si l’arbre garde un passage du temps qui se fige, la petite fleur nous promet du renouveau et le charme n’est pas si rompu.

Lire

Le dégel

L’atmosphère se détend, un peu de chaleur vient briser la glace en cette fin de mois de février.
Les rus quittent leur hibernation et dévoilent un embonpoint que l’on ne reconnait guère en plein été.
Déjà les sittelles doivent s’activer pour inspecter chaque arbre et débarrasser ceux-ci de ses passagers clandestins.
En attendant, au canal latéral à la Loire, le cristal libère de son cercueil de glace les signes du renouveau.

Lire

Le froid de canard

On pourrait s’attendre dans un contexte de style Grand Nord à n’entendre que le souffle du vent glacial dans nos oreilles.
Or la Bernache du Canada n’est pas très silencieuse et le bord de l’eau est loin d’être un désert sans vie.
C’est ainsi que le vaillant promeneur bien équipé peut croiser canards, chevaliers, aigrettes, grues, cygnes et oies sauvages.
Sous l’œil calme du Canard colvert, stoïque.

Lire

La Loire des glaces

Le froid s’invite dans notre espace, gèle nos membres et dévore du mégawatt.
Est-ce le Sphinx des glaces de Jules Vernes, mystère magnétique qui nous attire là, nous prenant au piège d’une mort certaine ?
Ou l’Agloolik, esprit inuit vivant sous la glace qui guide le chasseur/pêcheur vers la source de sa survie.
C’est sûr, la brûlure glacée nous rapproche de la flamme et nous rappelle à notre feu intérieur, où l’énergie se retrouve parfois au cœur de la tomme.

Lire