L’appel de la forêt
Avez-vous déjà comparer une ancienne carte de votre région à un plan actuel? Ce que l’on peut apercevoir c’est la disparition des bois et le grignotage sur les forêts. Dire que César nommait notre pays la Gaule chevelue, il faut croire qu’avec le temps elle devient de plus en plus chauve. Certes moins de mortalité et de frayeur, adieu brigands et autres robins des bois, l’on a taillé à la tronçonneuse cette fichue tignasse qui faisait tâche à l’aune de l’ultra monsieur propre de nos villes. Encore un résidu du clivage barbare/civilisé. Enfin, malgré tout, elles sont rares mais elles sont belles nos forêts et de plus elles sont pafois choyées.

Par un après-midi frisquet, sous un ciel chargé, elle chasse poissons-chats et couleuvres. Elle craquette, elle claquette, c’est la cigogne blanche, un échassier que l’on ne présente plus, mais que l’on peut avoir la chance d’observer, pas forcément loin de chez soi.
Du grec ancien feuille, la phyllie est de la famille des spectres selon le dictionnaire le littré du XIXe siècle, et bien évidemment, on comprend très vite pourquoi.
Du grec phasma, « apparition », les phasmes sont des insectes fascinants car leur apparence est totalement relative à leur environnement, leur système de camouflage étant très diversifié. Cette espèce en particulier, Phyllium sp, originaire des philippines, est née pour prendre l’apparence d’une feuille d’arbre.