Le petit chemin

Le petit chemin est toujours multiple et un.
Il n’a rien de grand, et pourtant sans début ni fin.
On le prend pour un rien, mais il peut mener loin.
Le vois-tu, hein-hein-hein ?

Le petit chemin est toujours multiple et un.
Il n’a rien de grand, et pourtant sans début ni fin.
On le prend pour un rien, mais il peut mener loin.
Le vois-tu, hein-hein-hein ?

La série photo la plus ténue et la plus allongée dans la trame temporelle comme si tout ne tenait plus qu’à un minuscule fil.
Déjà, l’automne a perdu de sa douceur, le gel fige les cœurs et les activités candides.
Reste le soleil, gardien du feu, du foyer, qui réchauffe les âmes et rehausse d’un or nostalgique les trésors de l’oubli.

« Qu’il m’est doux de revoir ces tranquilles déserts,
D’y jouir de la paix ! D’y respirer sans fers !
J’y vis dans l’opulence,
J’y vis exempt de soins ;
On est dans l’abondance,
Quand on est sans besoins. »
Le « tableau de la nature » (1760) d’Étienne Desnoyers évoque bien l’esprit libre et serein de celui qui parcours la terre et se laisse aller à la douceur d’une balade pittoresque.