Le lièvre de juin hume l’odeur des premiers foins séchés.
Un peu plus loin un petit choucas observe le monde de son provisoire abri.
La chaleur se fait de plus en plus pesante, comme un appel à l’orage.
Dans la chaude lumière, on respire les effluves capiteuses des sureaux, et on s’enivre de la douceur des soirs.
Le printemps bat son plein, mélodies des rossignols, floraisons des fruitiers, des pâquerettes et des pissenlits, coassements et cricris.
Blancheur pure des merisiers, bleu des pervenches et violettes, bicolore des myosotis et dans les prés trône l’orchidée, sous le ciel bleu azur.
Et déjà la neige de pétales blancs tombe sur les petits chemins, et les chatons volent au vent en rencontrant les aigrettes des fleurs de pissenlits.
Le Charolais est majoritairement plat, mais il possède quelques dards à travers les champs, les prés, les forêts et les étangs.
Le mont Dardon est un de ces sommets qui vous transporte à 506 mètres dans l’espace, et à l’âge de pierre, dans le temps.
C’est une sorte de lieu de pèlerinage universel et inconscient, où l’âme comme le corps prend une nouvelle dimension.
Quelques gouttes scintillantes perlent en douceur sur les pétales des agapanthes.
La première quinzaine de juillet aura été fraîche et humide, un temps idéal pour les escargots.
Partis en vadrouilles ralenties, certains n’hésitent pas à faire le trajet sur la coquille de compères plus grands.
Odeurs discrètes et florales dans un air doux et frais, le printemps se pâme et dore ses prés.
Les fleurs fragiles et éphémères du prunelier disparaissent déjà quand d’autres apparaissent.
Le lézard prête le flanc à la moindre chaleur solaire et les aigrettes s’envolent.