Petits instants nature

Tels les tambours d’une mélopée chamanique,
Tout autour de nous, les crissements des grillons,
Résonnent en nous une quiétude tonique,
Qui ouvre les portes de la réincarnation.

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C’est le printemps

Déjà, le bourgeon épanouit, a quitté son manteau de nuit.
Est-ce là, où tout se réjoui, une douce folie ?
Tout ce qui vit au soleil nous émerveille,
Alors nous aimons l’or comme le vermeil.

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Couleur châtaigne

Entendez-vous dans le bois, le bruit de quelque chose qui tombe ?
Ce sont les châtaignes, qui rendent visite aux champignons.
Elles tombent à pic, la lumière est douce, chaude, même si entre bogues et fraicheur, ça pique.
Il parait que même les feuilles ne laissent pas tomber leurs amies, par solidarité elles se font une couleur… châtaigne.

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Le chant du crépuscule

Une colombe m’a laissé une plume, pour décrire la symphonie du crépuscule,
alors je lui ai donné du volume, avec de grandes majuscules.
La rosée comme encrier, j’emprunte les yeux de la libellule,
Se trace alors tout ondoyé, un bien étrange groupuscule.

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Beautés sauvages

Au-dessus des scintillements diamantés du soleil d’été sur le manteau bleu vert de la Loire, les guêpiers s’envolent par des brises favorables dans un concert de sifflements roulés.
Parmi les herbes roussies par l’intraitable chaleur estivale, les lièvres se réunissent dans les champs quand les ombres commencent à s’allonger.
Dans le clair-obscur des brins d’herbe, la martre s’approche, méfiante et curieuse, entre instincts et insouciance.

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Transeptembre

Après les migrations estivales humaines, un esprit écureuil domine cette période de rentrée.
Les fruits ont muri, les premières feuilles tombantes sont aussi sèches que les barbecues remisés.
Et pourtant les rosiers et les pissenlits refleurissent, la douceur est cet âge mûr qui a survécu et qui vit encore.
La floraison de la petite centaurée et la rougeur des cenelles sont les indices discrets d’un mois de septembre tendre, profond, et complexe.

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Jours brûlants

Après la candeur du début de l’été, la canicule brule, hommes et bêtes recherchent l’ombre dans la journée et sortent le soir à la fraicheur.
39° à l’ombre, la sudation s’accélère et pique les yeux, le paysage illumine.
Et pourtant la vie s’en suit, les moissons récoltent les blés bruns, les demoiselles se reposent sur les feuilles et les fruits murissent.

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