Après la candeur du début de l’été, la canicule brule, hommes et bêtes recherchent l’ombre dans la journée et sortent le soir à la fraicheur.
39° à l’ombre, la sudation s’accélère et pique les yeux, le paysage illumine.
Et pourtant la vie s’en suit, les moissons récoltent les blés bruns, les demoiselles se reposent sur les feuilles et les fruits murissent.
L’été des moissons dorées cache au bord des champs quelques fleurs sauvages éclatantes comme le coquelicot.
Devant les épis les pensées des champs sont tellement basses et discrètes qu’on pourrait encore même les ignorer à faible distance.
Une tempête de coton de peuplier parsème le ciel bleu de neige blanche et les premières noix murissent.
C’est maintenant l’été, le vent fait onduler les champs, les prés et les grains commencent à dorer sous les rayons du soleil.
Un soleil joueur, mais lorsqu’il se montre il active une vie qui n’attend que sa chaleur pour éclore.
Le soir les nuages forment des volutes ou des formes plus épiques.
Odeur de terre mouillée, douce lumière solaire sur le visage.
Une marche entrecoupée par des ombrages de fraicheur et de gouttes d’eau sautillantes des branches au moindre souffle de vent.
Toujours le chant du coucou, et parfois des cris d’animaux, au loin dans la forêt.
Des canards s’envolent sur l’étang, toujours entre deux averses, c’est la fin du mois de mai.
Il faut très peu de temps à la végétation pour reprendre ses droits, même si elle est quelque peu malmenée par la fraicheur humide et le manque de luminosité.
Ce printemps aura été particulier dans son départ et certains rendez-vous ont été manqués, surtout avec les fleurs aux temps de floraison courts.
Les escapades sont aussi réduites que les clichés, malgré tout, elles existent, la preuve en images.