La promesse du retour

Entre ombres grises et lumières fauves,
Le soleil semble rejoindre son origine,
Reposant sur l’horizon de nos possibles,
Le faisan criaille et les oies se rassemblent.

Entre ombres grises et lumières fauves,
Le soleil semble rejoindre son origine,
Reposant sur l’horizon de nos possibles,
Le faisan criaille et les oies se rassemblent.

Dans la vallée l’histoire est passée,
Du culte de la nature,
Au transport de passagers,
Demeure le pur et l’insondé.

Le rouge monte aux arbres, l’arbre monte au ciel, le nuage s’élève.
Douceurs de saison, châtaignes et champignons.
Les feuilles s’élèvent, virevoltent puis tombent.
En dessous de mirages réels, voguants dans l’azur des rêves.

Entre voluptueuse clarté et ténébreuses fraicheurs
La lumière entame sa dernière danse
Apportant au jour déclinant une douce chaleur
Comme le dernier éclat d’une lanterne vacillante
Avant le gel nacré emprisonnant ses lueurs passées.

Constellation minérale balayée par l’eau,
Étoiles luisantes, glissant entre les obstacles,
Formes soudaines, mutations permanentes,
Toujours les mêmes forces, jamais le même dessein.