C’est en marchant à travers les herbes que l’on peut surprendre sans s’y attendre un papillon qui s’y repose. Le silène ainsi dérangé vole quelques mètres et plane, c’est un grand papillon difficile à photographier dans cet espace herbeux. Malgré une longue attente il n’a daigner quasiment jamais déployer ses ailes au sol.
Malgré cela c’est ainsi qu’ici, entre une rencontre rare, difficile et d’autres plus banales, on peut savourer un portrait mutin d’une demoiselle ailée.
Il arrive que lorsqu’on part en « chasse » de clichés de se demander pourquoi l’on tourne en rond, bien que le temps soit couvert et que certains accès à la faune et à la flore soient bloqués par une petite crue, une intuition nous pousse parfois à revenir au même endroit comme si l’on avait programmer une rencontre R à cet instant I. Certes ce n’est pas une découverte grandiose mais au premier coup d’œil je me disais bien que ce papillon là avait quelque chose de pas ordinaire, je savais alors que je ne l’avais encore jamais rencontré, qu’il s’agissait d’une rencontre rare, du moins pour moi.
Début septembre aura été chaud et humide, on a même pu observer de légères crues à la suite des pluies qui sont abondamment tombées.
De quoi ressusciter quelques mares où les libellules aiment s’y reproduire et pondre.
Ce qui fait aussi la joie des batraciens, car quelques sauterelles et petits insectes se sont retrouvés piégés par cette soudaine et abondante eau.
En forêt, on trouve ou non des champignons, c’est selon, malgré la précipitation, il faut savoir être patient dit-on.
Vous ne le saviez sans doute pas, mais un seul pas pourrait, lors de vos promenades, vous faire croiser le regard de Robert le diable et qui sait alors ce qu’il pourrait vous arriver…
Soyez cependant sans crainte, ce n’est qu’un papillon.
Et de plus vous qui connaissez les secrets guérisseurs des plantes, vous avez probablement de l’herbe à Robert sous le coude.
Mais alors Robert… c’est qui celui-là?