Le réveil des jonquilles

De bois sombres et perdus,
En forêt lumineuse et décorée;
La jonquille éblouie et transforme,
Et promet la générosité.

De bois sombres et perdus,
En forêt lumineuse et décorée;
La jonquille éblouie et transforme,
Et promet la générosité.

Moins de feuilles, moins de couleurs,
Dans l’hiver de décembre,
On aperçoit les dernières lueurs,
D’une nature qui entre en sommeil.

Leurs demeures se dressent parfois en une nuit,
Et le lendemain il n’y aura plus rien,
Le peuple souterrain a attendu la pluie,
Pour faire du spore par un drôle d’écrin.

De l’audible il ne ressort parfois rien,
Et collée à l’oreille une coquille marine,
De l’inaudible peut surgir le bruit de l’océan,
Alors quel est le chant d’un soleil couchant ?

À la douceur de la fin d’une chaude journée,
Les animaux et les hommes peuvent respirer,
On peut alors apercevoir dépassant les blés coupés,
Les oreilles d’un lièvre d’été.