Odeurs discrètes et florales dans un air doux et frais, le printemps se pâme et dore ses prés.
Les fleurs fragiles et éphémères du prunelier disparaissent déjà quand d’autres apparaissent.
Le lézard prête le flanc à la moindre chaleur solaire et les aigrettes s’envolent.
Fraicheur boisée pour cette série qui prend un petit peu de recul sur son environnement afin de révéler le milieu tel qu’il est abordé.
Je voulais montrer cette fois la densité florale de la forêt au printemps, imperceptible en gros plans.
Une forêt qui n’a pas encore totalement reverdi, mais qui regagne progressivement une animation qui fait tant de bien, en sortie d’hiver.
La fin de cette année 2013 est proche, pour marquer ce passage j’ai déniché des clichés inédits pris plutôt au début de cette année.
Principalement des fleurs, ce qui permet de travailler la couleur d’une manière plus artistique et de donner plus d’ambiance.
Douces sauvages, fragiles et indomptables, tels sont ses hérauts, et l’œuvre de Flore n’est pourtant pas dénuée d’une puissante force de vie.
Tout à son contraire, après les mois sombres, la lumière d’avril est d’or.
Lumière et chaleur diffusent dans la nature une énergie débordante comme le réveil d’un bon sommeil par un doux rayon de soleil.
Avec toute la pluie des mois précédents, le règne végétal est à son apogée, entre les rayons ardents, à travers le reflet d’un bouton d’or, le rêve le temps d’un printemps.
Le mois d’avril aura été riche en contrastes, fraicheur, chaleur et même orages, pluies et ciel bleu.
Nous sommes à quelques jours du mois de Floréal, et ça se voit, partout, les bourgeons explosent, l’herbe est bien verte et gagne en hauteur.
Tous les êtres prennent une bouffée d’air oxygénante et laissent pénétrer dans leurs cellules le flux puissant de la nature en mouvement.