Peau de nymphe

Il existe une couleur au nom très poétique de « cuisse de nymphe émue », cela provient du succès d’une variété de roses dont la couleur évoque celle de la chair.
Dans la nature on retrouve aussi souvent cette couleur allant du blanc au rose pur, et ce n’est que rendre à César ce qui appartient à César.
Car la nymphe est une de ces multiples personnalisations de la nature que les grecs osaient concevoir avec tant de sensibilité et d’imagination, comme Chloris et les limoniades.
Présentation donc de cette couleur en quatre photographies, avec de petites fleurs banales.

A l’ombre des demoiselles en fleurs, l’humidité qui plane encore comme une relique des dernières pluies est une aubaine pour toutes les créatures aquatiques et les autres avoisinantes. Les libellules n’y dérogent pas et se regroupe sur des brindilles perchées au dessus de l’eau, prêtent à la chasse. Quelques fleurs survivent là où la faucheuse ne peut passer. Au détour d’un chemin un pic ou une huppe peuvent voler au dessus de vos têtes, et c’est l’été qui chante.
Chercher la petite bête est une expression qui ne flatte pas la mesure, elle met plutôt l’excès au pilori. Or j’ai bien l’impression que pour bien observer la petite faune de nos campagnes il faut faire preuve de volonté et chercher la petite bête est donc devenu incontournable si l’on souhaite prendre conscience de certaines richesses naturelles.
Vous ne le saviez sans doute pas, mais un seul pas pourrait, lors de vos promenades, vous faire croiser le regard de Robert le diable et qui sait alors ce qu’il pourrait vous arriver…