Primitives

Un nuage de bulles rouges, des bulles vivement présentes et rapidement éteintes.
Et dans le tourbillon au reflet azur, la complexité coule de source.
Les énergies les plus contraires se heurtent dans une harmonie sereine.
Nous sommes en mars, et l’hiver n’est pas terminé.

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Un soir la Loire

L’heure se voulant d’hiver, le règne du crépuscule peut nous surprendre bien tôt.
Alliée aux couleurs de l’automne, la lumière chaude transmute les feuilles et la terre en or.
Canards et oies sauvages parcourent le paysage ligérien végétal et aquatique.
Lorsque le soir tombe, les chevreuils sont à peine visibles au-dessous du ciel orangé.

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Beautés sauvages

Au-dessus des scintillements diamantés du soleil d’été sur le manteau bleu vert de la Loire, les guêpiers s’envolent par des brises favorables dans un concert de sifflements roulés.
Parmi les herbes roussies par l’intraitable chaleur estivale, les lièvres se réunissent dans les champs quand les ombres commencent à s’allonger.
Dans le clair-obscur des brins d’herbe, la martre s’approche, méfiante et curieuse, entre instincts et insouciance.

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Transeptembre

Après les migrations estivales humaines, un esprit écureuil domine cette période de rentrée.
Les fruits ont muri, les premières feuilles tombantes sont aussi sèches que les barbecues remisés.
Et pourtant les rosiers et les pissenlits refleurissent, la douceur est cet âge mûr qui a survécu et qui vit encore.
La floraison de la petite centaurée et la rougeur des cenelles sont les indices discrets d’un mois de septembre tendre, profond, et complexe.

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Januspater

Une série hivernale se situe souvent dans l’entre-deux, entre fin d’année et début de l’autre.
C’est probablement une saison difficile, malgré des températures plutôt douces, la grisaille a souvent été la norme.
Mais parfois le soleil nous ouvre les portes et offre à l’observateur un monde étrange, des paysages comme des souvenirs et des promesses.

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Blanches ailes

Lorsque les canaux et les étangs gèlent, le pêcheur est comme les petits oiseaux, il tente sa chance sur les bords de Loire.
Canards, hérons, aigrettes, cormorans, corbeaux et d’autres se sont établis sur les rives gelées.
L’air froid qui pique le nez rappelle vivement le caractère hivernal de la saison.

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Sable et eau

C’est pourtant peu de choses, au départ qu’un simple filet d’eau, une source désaltérante, puis un ruisseau, une rivière, enfin un fleuve.
Un voyage vers l’océan, une boucle dans le pèlerinage de l’eau et dans son sillage sa bénédiction humide.
Sans masques, la Loire c’est pourtant de multiples visages : calme, impétueuse, détendue, tumultueuse, une anarchie naturelle qui ravira aussi, espérons-le, les générations futures.

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