Fraicheur boisée pour cette série qui prend un petit peu de recul sur son environnement afin de révéler le milieu tel qu’il est abordé.
Je voulais montrer cette fois la densité florale de la forêt au printemps, imperceptible en gros plans.
Une forêt qui n’a pas encore totalement reverdi, mais qui regagne progressivement une animation qui fait tant de bien, en sortie d’hiver.
Le printemps approche vite, la terre dépoussière ses tapis fleuris et les arbres se pavanent de couleurs douces.
Dans les bois et dans les prés, la métamorphose opère, derrière une mousse, un talus, un brin d’herbe, la créativité est sans limites.
Explorons ces formes et ces couleurs dans la pénombre et dans la lumière douce du soleil en fin de journée.
Il est temps d’aller voir la forêt et d’interroger les arbres.
Scruter l’avenir dans les baies du gui, et demander au soleil un cygne.
Mais, l’harmonie est-elle cachée derrière ces vaguelettes ?
Une série hivernale se situe souvent dans l’entre-deux, entre fin d’année et début de l’autre.
C’est probablement une saison difficile, malgré des températures plutôt douces, la grisaille a souvent été la norme.
Mais parfois le soleil nous ouvre les portes et offre à l’observateur un monde étrange, des paysages comme des souvenirs et des promesses.
Lorsque les canaux et les étangs gèlent, le pêcheur est comme les petits oiseaux, il tente sa chance sur les bords de Loire.
Canards, hérons, aigrettes, cormorans, corbeaux et d’autres se sont établis sur les rives gelées.
L’air froid qui pique le nez rappelle vivement le caractère hivernal de la saison.