L’heure se voulant d’hiver, le règne du crépuscule peut nous surprendre bien tôt.
Alliée aux couleurs de l’automne, la lumière chaude transmute les feuilles et la terre en or.
Canards et oies sauvages parcourent le paysage ligérien végétal et aquatique.
Lorsque le soir tombe, les chevreuils sont à peine visibles au-dessous du ciel orangé.
Une colombe m’a laissé une plume, pour décrire la symphonie du crépuscule,
alors je lui ai donné du volume, avec de grandes majuscules.
La rosée comme encrier, j’emprunte les yeux de la libellule,
Se trace alors tout ondoyé, un bien étrange groupuscule.
Quand le regard se glisse entre chienne et louve, le hurlement du ciel couve sous les mamelles de la lune.
Les arianes tissent les perles de la rosée de l’aurore, le soleil est paysagiste.
Il est présent et hors le temps, à travers le voile bleuté, le vaisseau de deux-mille ans à échouer là, à quelques pas du mont Ida.
À ronds d’ailes, nous, on s’en vole.
À travers étangs et forets, la Loire crée parfois des bras à part, loin d’être morts, ils forment un refuge aux animaux.
Sous les silhouettes des osiers, et dans l’ombre des plantes aquatiques se cachent de toutes petites grenouilles.
Non loin de là fougères et bruyères forment le portillon d’un paysage plus forestier.
Le Charolais est majoritairement plat, mais il possède quelques dards à travers les champs, les prés, les forêts et les étangs.
Le mont Dardon est un de ces sommets qui vous transporte à 506 mètres dans l’espace, et à l’âge de pierre, dans le temps.
C’est une sorte de lieu de pèlerinage universel et inconscient, où l’âme comme le corps prend une nouvelle dimension.