Lacs

La transparence révèle l’invisible, mais elle ne dit rien sur la distance qui la sépare du dévoilé.
Bleus-verts, reflets calmes de forêts, de torrents, de cascades.
Les yeux qui contemplent tant de beauté, finissent-ils par en arborer la couleur ?
Et que voient-ils dans ces paysages ?

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Les orchidées sauvages

Ornements pourpres des pelouses des vallées de montagne.
Dames mauves des lacs aux eaux bleu vert.
Joyaux mystérieux des forêts sombres et humides.
Quelques orchidées enchanteresses rencontrées en Haute-Savoie.

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Des pensées pour une orchidée

Le vent souffle le froid, le soleil le chaud, un merle sort un ver de terre.
La grenouille croît, le vent ne décroit.
Puis la chaleur monte, et l’hirondelle, on se croirait au bord de la mer.
En avril on perd le fil et en mai on aimerait faire le bouquet qui nous plait.
Flore et elles.

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Millefleurs

C’est encore la fraicheur piquante du souffle d’après l’hiver, mais tout vient à point, les premières fleurs sont écloses malgré les gelées.
Vert, bleu, blanc, jaune, mauve, ce sont les couleurs du printemps, annonciatrices de cette période de l’année où les printanières inondent les bois et les prés.
La coccinelle se réveille, prête à franchir les ponts de brindilles moussues et à s’envoler vers ce pari immense que représente la vie d’un petit coléoptère.

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Avant l’automne

Les soirs d’été semblent déjà loin, et disparait avec eux l’assurance calme et paisible du soleil couchant.
Que cache cette valse humide qui souffle le chaud et le froid, le nuage et l’éclaircie.
Quelques papillons goutent la dernière cuvée du nectar des fleurs de septembre.
En fait c’est comme si les marchands exposaient encore, juste avant que ne se vident les lieux.

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Le chant du crépuscule

Une colombe m’a laissé une plume, pour décrire la symphonie du crépuscule,
alors je lui ai donné du volume, avec de grandes majuscules.
La rosée comme encrier, j’emprunte les yeux de la libellule,
Se trace alors tout ondoyé, un bien étrange groupuscule.

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Entre chien et loup

Quand le regard se glisse entre chienne et louve, le hurlement du ciel couve sous les mamelles de la lune.
Les arianes tissent les perles de la rosée de l’aurore, le soleil est paysagiste.
Il est présent et hors le temps, à travers le voile bleuté, le vaisseau de deux-mille ans à échouer là, à quelques pas du mont Ida.
À ronds d’ailes, nous, on s’en vole.

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