De fleurs en fleurs

Quand le printemps nous montrait cette couleur vert pure qui tranche tellement avec la teinte estivale, plus foncée, ce n’est pas le cas cette année, ou du moins pas encore. Les plus belles fleurs se trouvent à proximité des eaux vives qui conservent encore un débit « de réserve », la floraison de l’épine noire apporte quant à elle quantité de nectar aux abeilles et papillons affamés, petite tortue, aurore, citrons, vulcains… Dans les terrains les plus secs, la vie est plus difficile à percevoir.

Pendant que le loup n’y est pas

Jonquille dans les bois

Jonquille dans les bois

Lierre terrestre

Lierre terrestre

Les jonquilles sont toujours au rendez-vous des cueilleurs printaniers, bien que peu nombreuses et de moins belle taille. Le lierre terrestre quant à lui semble toujours égal à lui même, c’est un grimpeur qui peut même se fondre dans l’écorce.

 Le chemin qui sent bon la violette

Véronique commune

Véronique commune

Violette Blanche

Violette Blanche

Même s’il faut un œil aguerri pour la repérer au vu de sa taille modeste la fleur de la véronique commune est une merveille en cette fin de mois de mars. Non loin de là, une odeur agréable qui accompagne souvent le randonneur en cette saison, des petits massifs de fleurs violettes et blanches, c’est bien sûr l’odeur de la violette.

Le cresson des prés

Cardamine des prés

Cardamine des prés

Il parait que le goût de la cardamine des prés ressemble à celui du cresson de fontaine, en plus piquant. Mieux vaut se renseigner avant de déguster, le pédoncule apporterait beaucoup d’amertume à vos salades.

 Drôles de fleurs

Mousse

Mousse

Mousse blanche

Mousse blanche

Rien de plus banal qu’une mousse et pourtant quelle plante étrange, ces Bryophita n’ont pas de racines, mais des petits poils qui sont les ancêtres de la racine. La mousse est en effet un végétal archaïque, la petite tige fine qui se démarque dans la première photo est un sporophyte avec à son sommet une capsule qui contient les spores nécessaires à son cycle de développement. Dans la photo suivante les tiges présentent de petits filaments blancs qui donnent l’impression d’une inflorescence, au centre de chaque tige doit se situer l’archégone, l’appareil reproducteur monoïque de cette mousse.

Post-scriptum :

J’ai aussi sélectionné les perles de la nature sur youtube, vidéos pleines d’humour, répertoires de chants d’oiseaux ou documentaires sérieux pour les grands et les petits, pour s’amuser et s’émerveiller, suivez le lien : la chaîne de zipanatura.

7 pensées sur « De fleurs en fleurs »

  1. Joli bouquet de saison 🙂
    Et tes photos sont plus affirmées que l’année dernière: as-tu définitivement attrapé le virus de la photographie nature ? 😉
    Belle fin de semaine.

  2. Ravissant et très délicat comme toujours!
    J’aime beaucoup les violettes blanches, j’en toujours un tapis mélangé aux violettes parme!
    Mais je n’ai point encore repris le chemin de la macro!
    Bravo et bonn soirée, Zip!

  3. @Framboise44 Ce sont de jolies fleurs mauve pâle que l’on retrouve dans les milieux humides dont en effet les fossés, une prairie isolée à proximité d’une rivière ou d’un fleuve conviendrait à une cueillette saine.
    On a tendance à la confondre à la saponaire, le savon du fossé pour sa couleur, sauf que cette dernière à un pétale en plus et ne fleurit que bien plus tard les deux espèces ne se croisant que peu de temps ou pas du tout.

    @Cathy B Oui cela m’étonne mais c’est l’expression juste. 😉

    @Noushka Le chemin de la macro est pas simple à reprendre, heureusement les réflexes reviennent vite.

    @Chris J’ai l’impression que nous sommes de plus en plus nombreux à pratiquer la philosophie du “Carpe Diem”, il faut dire que c’est dans notre nature. 😀

    Nous quittons les températures estivales pour revenir aux normales saisonnières et espérons un peu d’eau de pluie.

  4. Le printemps a repris un rythme plus normal. Les fleurs seront plus à l’aise avec un peu d’eau et moins de chaleur!
    Je découvre le lierre terrestre auquel je n’ai jamais prêté attention! Par contre la petite véronique attire toujours mon regard, tandis que la cardamine est absente de mon paysage!

  5. Oui, maintenant que l’on a un peu d’eau, le printemps va prendre son véritable visage !
    Le lierre terrestre est très bas et en massif on pourrait le confondre avec une sorte d’ortie, je crois que la cardamine est plutôt absente dans le midi.

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