Souvent très attendu, il éveille les âmes endormies et ravive les énergies les plus jeunes.
L’espoir renait, le cœur palpite, comme dans un rire joyeux ou un tour de magicien.
Le printemps, montre enfin le bout de son nez et déploie ses antennes et paraboles multicolores.
Entre les premières fraîcheurs automnales se glissent encore quelques journées chaudes et ensoleillées.
Dans les paysages ligériens, tous les signes du temps se retrouvent.
Et au-delà de la discrète et éphémère mare se cachent de rares fleurs qui ne se livrent qu’à l’observateur nature qui doit se hâter comme le lièvre, marcher rapidement, mais ouvrir les grandes oreilles, et grand les yeux.
Les orages d’août sont passés et déjà c’est la fin de l’été, une lueur dorée auréole les fruits sauvages de septembre.
Les champs de trèfle ont séché, quelques fleurs de saison résistent encore, les papillons et libellules profitent de la douceur du temps.
Premières fraicheurs des soirées où les braises de l’été encore rougeoyantes nous rassurent et nous préviennent aussi de l’automne qui vient.
Le soleil darde très tôt des rayons qui diffusent dans nos cellules une chaleur estivale.
Les hommes et la nature se reposent à la fraicheur lorsque l’astre descend sur l’horizon.
La nuit, on contemple les étoiles et on pense peut-être à cet autre paysage et à son étrange soleil couchant plus bleuté, plus petit, la planète mars attise notre curiosity et on rêve sous une pluie de perséides.
En soirée ou à l’ombre d’un bois, les curiosités sont toujours là.
Le début de l’été est plutôt maussade, en effet les orages se suivent et les averses nous tombent sur la tête.
Heureusement quelques accalmies nous laissent parfois de courts répits.
Après le cumulonimbus au couchant, la demoiselle aux yeux d’or arpente les genets avant une averse.