Soir d’octobre

L’avantage de l’automne, c’est qu’il n’est pas nécessaire d’attendre vingt-deux heures pour profiter de l’heure dorée, si tenté soit-on d’être amateur de flares et de silhouettes bling bling.
Avec un peu d’ombre, la bonne lumière est toujours possible.

Ceci dit, spatiotemporellement parlant, la chaleur et la sécheresse sont passées par là, la trinité automnale, noix-châtaignes-champignons, est un peu décousue, et c’est surtout la faute aux méchants champignons, qui refusent de lever leur chapeau au soir d’octobre.
Mais l’automne est bel et bien présent, le coucher du soleil semble se refléter dans les feuilles, portées parfois par quelques bourrasques audacieuses.
Notre perception cyclique des saisons est donc tout de même bien gardée, mais sans être dépourvue de surprises et d’inattendu.

De feuilles et de troncs

Est-ce que vous sauriez ce que vous feriez vous, le jour où les poissons seront dans les arbres ?
Vous irez peindre les ombres des feuilles sur les troncs des platanes, ou des cartes topographiques, peut-être que les pics noirs ont de bons pinceaux.
Ce monde est fou, il s’élève vers la nuit, heureusement merci.

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Ramures d’arbres sauvages, platanes rebelles, résistants et proprios altruistes pour choucas et pics.

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La présence est une ombre vivante sur une écorce en perpétuelle reconstruction.

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Une feuille au soir, tout un paysage comme un retour à sa terre.

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Patchwork de feuilles acidulées, et les larmes d’un feuillage désormais disparu dans un écrin miroir et aquatique.

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Dans une forêt conditionnée par l’homme, les couleurs libèrent ces chênes.

Lumières et écumes

Cette deuxième partie sera plus rebelle, autant être franc et clair, niveau fil conducteur c’est plutôt Ariane qu’à plomb. Certaines photos échappent aux cases bien rangées et c’est aussi ça la réalité, un bric-à-brac sans queue ni tête.

Certains vanteront la complexité, d’autres la simplicité, et tous prêcheront le retour à l’essentiel, mais l’essentiel c’est quoi quand on est coincé entre enclume et marteau ? Je pense que c’est vivre sans se poser de questions sur ce qu’est la vie, laisser couler les paradoxes et profiter des rares illogismes que cette vie à offrir, comme par exemple que je fasse une bonne photo.

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Le soleil illumine les feuilles de ces arbres auprès de la Loire, dans un tableau lumineux et subtil.

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Une trouée laisse pénétrer les rayons qui dévoilent un autre monde, peuplé de poissons.

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Sauvage et insoumise comme la mer, la Loire sous un jour différent.

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Mousse, écorce et lychens, les stigmates d’une force tranquille, ancrée dans le temps.

Si l’ambiance automnale vous plait vous pouvez remonter le temps et jeter un œil sur ces anciens billets, Soleil et grenouille(octobre 2016), Couleur châtaigne(novembre 2016), Un soir la loire(novembre 2015), Eté indien(novembre 2014).

A bientôt pour de nouvelles aventures !

Dites moi ce que vous en pensez

  1. Belles ombres, belles textures, belles couleurs, belle la Loire, « insoumise comme la mer ». C’est très joli.
    Depuis, les couleurs ont changé. Une autre saison est passée par là et nous attendons que tu nous montres la suivante, celle où la vie se réveille et grouille partout.

    À bientôt cher Fabrice.

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