L’été des moissons dorées cache au bord des champs quelques fleurs sauvages éclatantes comme le coquelicot.
Devant les épis les pensées des champs sont tellement basses et discrètes qu’on pourrait encore même les ignorer à faible distance.
Une tempête de coton de peuplier parsème le ciel bleu de neige blanche et les premières noix murissent.
Les herbes, le blé et les fleurs sauvages ondulent sous la course des nuages pressés.
À travers une jungle de tiges et de feuilles végétales, quelques fleurs dans le vent sourient.
Les jeux d’ombre et de lumière animent tout ce paysage printanier.
Odeur de terre mouillée, douce lumière solaire sur le visage.
Une marche entrecoupée par des ombrages de fraicheur et de gouttes d’eau sautillantes des branches au moindre souffle de vent.
Toujours le chant du coucou, et parfois des cris d’animaux, au loin dans la forêt.
Des canards s’envolent sur l’étang, toujours entre deux averses, c’est la fin du mois de mai.
Tout à son contraire, après les mois sombres, la lumière d’avril est d’or.
Lumière et chaleur diffusent dans la nature une énergie débordante comme le réveil d’un bon sommeil par un doux rayon de soleil.
Avec toute la pluie des mois précédents, le règne végétal est à son apogée, entre les rayons ardents, à travers le reflet d’un bouton d’or, le rêve le temps d’un printemps.
Le mois d’avril aura été riche en contrastes, fraicheur, chaleur et même orages, pluies et ciel bleu.
Nous sommes à quelques jours du mois de Floréal, et ça se voit, partout, les bourgeons explosent, l’herbe est bien verte et gagne en hauteur.
Tous les êtres prennent une bouffée d’air oxygénante et laissent pénétrer dans leurs cellules le flux puissant de la nature en mouvement.