Œil d’or

En ce moment c’était plutôt la fête à la grenouille et puis les petites grenouilles pullulent sur les bords de la loire, il faut même faire attention où l’on met les pieds… Dans l’herbe, sur les grèves ou sur le sable elles prennent des bains de soleil, un pas et c’est une mitraillette qui déferle ses balles vertes bondissantes en direction du havre de paix le plus proche : l’eau.

Dans la forêt ce sont de petits bonds furtifs qui révèlent la présence d’une petite grenouille rousse, son salut : une feuille morte ou n’importe quoi du moment qu’elle puisse se fondre dans le décor.

Il pleut il mouille…

Difficile de suivre cet agité, ce petit cuivré se repose le bord d’un chemin seulement l’espace d’un clin d’œil.

Cet agrion a déniché la plate-forme idéale.

Si l’on perd son regard à travers le feuillage on trouve une carte géographique.

Ce n’est pas une nouvelle fleur rare, ce n’est qu’une fleur fanée de l’envhissante jussie.

Haut les cœurs, il est temps de pondre quelque chose !

Zora, l’invisible coassement.

T’as de beaux yeux tu sais, un bisou?

Après ce tourbillon de libellules et de grenouillettes enfiévrées, l’été se termine sur cette conclusion : la nature ne met jamais ses œufs dans le même panier, mais plutôt dans l’eau qui est montée.

9 pensées sur « Œil d’or »

  1. Merveilleusement exprimé, toute cette poésie autour des mares, des grenouilles et des demoiselles et de belles images pour l’étayer!
    C’est drôle, (non, en fait c’est effroyable!) je reviens des Landes où la Jussie envahit beaucoup de canaux et de ruisseaux et j’ai pris des photos édifiantes! Ah c’est très joli, mais la vie aquatique est totalement étouffée…
    Franchement, je n’ai aucune envie de me dire que l’été se termine!! Nous avons encore quelques jours devant nous pour espionner la nature qui n’a pas encore dit son dernier mot sur le seuil de l’automne!
    Merci pour ce joli reportage varié, un vrai plaisir pour les yeux!
    Amitiés!

  2. Jolies images de fin de saison, il en reste toujours un peu pour les yeux qui s’attardent. Le mimétisme de la petite Zora surprend et comme tu dis, attention la semelle. J’en ai fait la douloureuse expérience aujourd’hui en montagne avec un essaim de guêpes(?) qui avaient trouvé refuge sous la dalle d’un sentier (pour se préparer à l’hiver, qui sait?). Quelques piqûres sans gravité heureusement: mais j’aime mieux une rencontre avec les grenouillettes!
    Merci pour ton message sur le flou artistique, je vais “pratiquer”.

  3. La jussie vient du sud mais elle progresse vite vers le nord et c’est pratiquement impossible de s’en débarrasser, une calamité.

    Bonne pratique, monic et oui il faut toujours faire attention où l’on met les pieds, certaines rencontres ne sont pas souhaitables.

    Bon dimanche à tous !

  4. Les yeux des grenouilles nous attirent toujours! Quelle beauté! La fin de l’été est toujours une saison très riche: fruits et fleurs donnent le meilleur d’eux-mêmes et les insectes bien présents au stade adulte préparent leur descendance! La pluie apporte un regain de vie et d’activité! C’est particulièrement vraie dans les régions soumises à une longue sécheresse!
    Bonne semaine!

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