Après le tome I et le tome II, voici le retour final de mes phyllies sp, histoire de vous montrer l’évolution de ces petits bébés. Par chance la mixité est assurée, mâles et femelles sont bien là, avec une petite taille et de grandes ailes pour les messieurs et une grande taille et de petites antennes pour ces dames. Et à vrai dire pour les dénicher dans un tas de feuilles de chêne ce n’est pas une mince affaire tellement ils se fondent tous très bien dans cet environnement…
On connait les chenilles et à chaque fois que l’on en voit une on imagine son développement en papillon, et bien c’est une erreur. En effet dans certains cas, l’on peut avoir à faire avec une fausse chenille, qui elle ne donnera pas de papillon mais une guêpe ou une mouche. L’imposteur est en fait une larve de tenthrède qui possède plus de six paires de pattes, contrairement aux véritables chenilles.
Vous est-il déjà arrivé de voir une écume baveuse sur certaines plantes en vous promenant? Et bien il y a un coupable, le cercope est un drôle d’insecte suceur de sève dont les nymphes s’enfouissent sous une montagne d’écume. En plus la bestiole peut bondir de 70 centimètres, rien que ça, le cercope est vraiment un phénomène qu’il ne faut pas manquer d’observer.
Les jours sont de plus en plus réchauffés par les rayons du soleil, faune et flore s’épanouissent dans une atmosphère sereine et vibrante. Papillons, fleurs des champs, oiseaux champêtres, escargots, tout virevolte dans le ballet de la vie dans une nervosité et une tension paradoxalement reposante. Croassements et chants sont les mesures d’une portée magique où l’homme cogite à mettre des noms sur la multitude de merveilles qu’il aperçoit, quitte à y perdre des cheveux.
Du grec ancien feuille, la phyllie est de la famille des spectres selon le dictionnaire le littré du XIXe siècle, et bien évidemment, on comprend très vite pourquoi.
Suite de l’article précédent, et nouvelle série de photographies pour cette nouvelle phyllie.