Les nymphes

Nymphe des bois aux iris

Nymphe aux iris, Gaston Bussière, 1911

« Au sommet du port s’élève un olivier au feuillage touffu. Tout près de cet arbre est un antre obscur et délicieux consacré aux nymphes appelées Naïades. Dans l’intérieur de l’antre se trouvent des cratères et des amphores de pierre dans lesquels les abeilles viennent déposer leur miel ; là sont de grands métiers en marbre où les nymphes tissent une toile éclatante de pourpre, travaux admirables à voir; là aussi coule une onde pure et limpide. Cette grotte a deux portes : l’une est ouverte aux hommes, et elle regarde le Borée ; l’autre, tournée du côté de Notus, ne s’ouvre qu’aux dieux, et les mortels ne la franchissent jamais. » Homère, Odyssée : Livre XIII.

La nymphe est un esprit de la nature, immortel ou du moins possédant une longue vie. Nymphe signifie jeune fille, et son nom en est souvent un épithète. On la voit comme une belle et séduisante jeune femme liée à un phénomène naturel ou un lieu particulier, généralement en campagne, mais pas toujours.

Elles sont souvent à l’origine d’une tribu humaine, prophétesse, détentrices de savoirs. Les nymphes sont donc des médiatrices entre les dieux et les hommes, liées aux aspects agréables et bienveillants de la nature (mis à part quelques exceptions, cf Telphisse), car là où elles demeurent se trouvent l’eau et la nourriture, sous un aspect enchanteur et salvateur, pour tout voyageur.

On leur offrait des offrandes sur un autel, dans un lieu entouré d’arbres ou parfois d’un monument dédié, le nymphée.

Le culte des nymphes

Déjà dès l’antiquité, le caractère sacré de la nature tenait dans son intégrité originelle, le sanctuaire naturel est cette nature intacte, belle et lumineuse qui nous inspire une émotion positive.
C’est une vision, un agencement particulier des éléments naturels propre à être personnifié, caractérisé, comme une source éclairée de manière théâtrale par la lumière qui filtre dans le feuillage d’arbres majestueux.
Ce sont des lieux rares et précieux où l’on doit se sentir être au bout du monde, ou hors du monde. La reconnaissance de cette nature parfois extraordinaire, est le point d’ancrage des cultes qui s’y sont rattachés, par culte il suffisait d’en retirer les bienfaits, s’y promener, s’y régénérer, avec un profond respect et ce depuis la nuit des temps.

Le culte des eaux

Si l’on retient plus particulièrement les nymphes associées aux eaux, c’est parce qu’il existe beaucoup de sources encore existantes, en effet par exemple les vergers étant plus délicats à conserver la nymphe qui s’y rapporte s’oublie dès que ce dernier disparaît, même s’il existe de rares exceptions.
L’eau est un élément essentiel à la vie, indispensable à l’établissement d’un groupe d’hommes. Elle détient par là un caractère sacré, elle est vitale, guérisseuse, purificatrice. Elle symbolise la renaissance dans l’élément primordial, la dissolution de l’ego dans le monde amoral de la préexistence. On s’y détache de ses souillures pour atteindre une propreté apaisante. Son pouvoir est magique et régénérateur.

Classification et définitions de quelques nymphes

Il est probable que la tradition orale ait retenu le nom de nymphes auxquelles on vouait un culte, ensuite la tradition écrite nous les rapporte, mais ça ne s’arrête pas là, les poètes et les écrivains purent aussi bien les révélées que les inventées, et certaines nymphes sont parfois d’invention purement moderne, comme Caïssa.
Classer tout cela est un parti pris, qui suit une logique la plupart du temps, mais qui n’est pas infaillible, la nature de certaines nymphes n’est parfois pas très explicite et certaines peuvent être à la fois naïade et dryade, c’est une richesse qui doit beaucoup à la nature.

Epigées (nymphes terrestres)

Nymphe des bois

Nymphe des bois, de Robert Poetzelberger, 1886

Alséides (nymphes des bocages et des sous-bois)
Aricie : Nymphe d’Artémis, à donné son nom à la ville italienne Ariccia.
Arriphé : Nymphe d’Artémis, violée par le Roi de Lydie, Tmole, la déesse vengea sa nymphe en envoyant un taureau furieux sur ce dernier.

Auloniades (nymphes des bosquets et des vallées)

Cissiades (Cissiae, nymphes du lierre)

Corycides (nymphes des grottes)
Nymphes de l’antre Corycien Delphique, filles du dieu fleuve Céphise.
Corycia : Mère d’un fils d’Apollon, Lycoras.
Cléodora : Mère de Parnasse.
Mélaina : Mère de Delphos.
Thyia : Autre mère supposée de Delphos.

Dryades (nymphes des arbres, en particulier le chêne)
Héliades : Filles d’Hélios et de Clymène, soeurs de Phaeton, inconsonlables de la mort de ce dernier, pleurant des larmes d’ambre, elles se changèrent en peuplier. Astris, Dioxippe, Églé, Éthérie, Hélia, Mérope et Phœbé, parfois Lampétie et Phaéthuse.
Caïssa : Déesse moderne du jeu d’échecs apparue dans un poème de William Jones en 1763.
Callisto : « La plus belle », chasseresse des montagnes d’Arcadie et favorite d’Artémis, aimée par Zeus, tuée par Artémis pour avoir enfreint sa règle de chasteté elle fût transformée en la grande Ourse par le roi des dieux.
Erato : Dryade d’un mont en Arcadie, prophétesse de Pan et femme d’Arkas, roi d’Arcadie.
Eurydice : Compagne d’Orphée, morte par une piqûre de serpent, Orphée jura de la faire revenir de l’Hadès.
Leucé : D’abord océanide, convoitée par Hadès, cette nymphe à sa mort devint un peuplier blanc.
Pytis : Aimée par Pan, elle refusa ses avances et se transforma en pin.
Tithorée : Nymphe de la ville éponyme.

Épimélides (nymphes des pommiers, servantes d’Aphrodite)

Hamadryade (nymphe qui vit dans un arbre auquel elle est liée et meurt s’il est abattu)
Les huit filles de l’esprit de la forêt, nommé Oxylos (de la forêt), et d’Hamadryas (avec l’arbre).
Egire (Aigeiros) : Nymphe du peuplier noir.
Ampelle (Ampelos) : Nymphe de la vigne, de la bryone noire et du fucus
Balane (Balanis) : Nymphe des chênes.
Carcie (Karya) : Nymphe de la noix, du noisetier, du noyer et de la chataigne.
Granée (Kraneia) : Nymphe du cornouiller noir.
Orée (Morea) : Nymphe du mûrier et peut-être de l’olivier sauvage.
Ptélée (Ptelea) : Nymphe de l’orme.
Sycé (Syke) : Nymphe du figuier.

Dryope : D’abord princesse de Thessalie, puis nymphe du peuplier.
Byblis : Femme désespérée, les naïades la plongère dans un sommeil profond avant qu’elle ne se jette à la mer, elle devint une hamadryade immortelle, nymphe du sombre et grand chêne vert.

Hespérides (nymphes chanteuses sur une île aux confins de la terre, filles du matin, gardent l’arbre aux pommes d’or avec le serpent géant Ladon)

Hyléores (nymphes des sapins et conifères)

Limoniades (nymphes des fleurs et des plantes)
Acanthe : Apollon tentant de l’enlever, elle lui griffe le visage, par vengeance elle sera métamorphosée en une plante épineuse qui aime le soleil, l’acanthe.
Chloris : Une nymphe aimée par Zéphir, qui en la capturant la fit devenir la déesse des fleurs et du printemps, Flora.
Staphylé : Aimée de Bacchus, elle fût transformée en figuier.
Sica : Aimée de Bacchus, elle fût transformée en vigne dont les feuilles ornent la tête du dieu.

Méliades (nymphes des frênes)
Nymphes de la destinée, protectrices, comme les frênes protègent les enfants et les troupeaux dans les prés.
Mélia : Mère de Io et du roi légendaire et belliqueux Amycus de Bythinie (Turquie).

Napées (nymphes des vallées boisées, des vallons et des grottes)

Oréades (nymphes des montagnes et des grottes)
Adrasteia et Ida : Nymphes crétoises, soeurs, protectrices de Zeus des mauvaises intentions de Cronos. Reçurent la corne d’abondance d’Amalthée en remerciement.
Aetna : Nymphe sicilienne qui a donné son nom au mont Etna.
Anchialé : Nymphe du mont Ida, en Crète, qui aurait donné naissance aux dactyles, célèbres forgerons.
Argiope : Nymphe du mont Parnasse.
Astérodie : Nymphe du mont Caucase.
Chariclo : Nymphe du mont Pelion, mère de Tirésias et favorite d’Athéna, mariée au centaure Chiron.
Claea : Nymphe de la grotte sacrée du mont Kalathion.
Daphnis : Une prophétesse de Gaïa du mont Parnasse avant qu’Apollon ne s’installe à Delphes.
Echo : Célèbre nymphe du mont Helikon qui pour avoir trompé Héra, fût transformée en un écho.
Elare : Nymphe cachée par Jupiter dans une caverne, morte en mettant au monde son fils, Tithye.
Lynx : Nymphe, fille d’Echo, ayant conquis l’affection de Zeus par ses charmes d’amour, transformée en oiseau des bois par Héra.
Syrinx : Nymphe des montagnes d’Arcadie, chasseresse, poursuivie par Pan elle pria elle pria sa transformation et devint un bouquet de roseaux de marais. Les roseaux émettant un son qui plut à Pan, ils servirent à la confection de sa flûte.
Sose : Nymphe prophétesse de montagne.
Thalie : Nymphe sicilienne, fille de Vulcain et maitresse de Jupiter, mère des deux dieux jumeaux des siciliens, les Palices. On jetait des serments inviolables dans le bassin de leur temple sacré.
Taygete : Nymphe des montagnes spartiates. Transformée en cerf par Artémis pour échapper aux avances de Zeus, en retrouvant sa forme normale elle remercia cette dernière en lui offrant une biche aux cornes d’or.

Pléiades (soeurs des Hyades)
Les sept filles du Titan Atlas et de l’Océanide Pléioné, compagnes d’Artémis elles se sont unies aux mortels, fondant ainsi des dynasties royales, Alcyone, Stérope, Céléno, Electre, Maïa, Mérope, Taygète.

Hydryades (nymphes aquatiques)

Les Néréides

Les Néréides, Gaston Bussière, 1902

Alcyonides (nymphes oiseaux)
Les douze filles du Géant Alcyonée, qui après sa mort se jetèrent dans la mer et devinrent des alcyons, ou martins-pêcheurs : Alcippe, Anthé, Astéria, Drimo, Méthone, Pallène et Phthonia.

Camènes (Camènes, nymphes romaines des sources et des bois, des incantations)
Camasene : Mère du Tibre.
Canens : Nymphe du Latium, la beauté de son chant pouvait déplacer les pierres et les arbres, apaiser les bêtes sauvages et retenir le cours des rivières.
Egeria : Nymphe aquatique italienne, transformée en éternelle source à la mort de son mari, le second roi de Rome, lequel elle conseillait en religion et politique.
Themis ou Nicostrate : Fille de la rivière Ladon, romanisée Carmenta(De carmen chant magique) : Prophétesse d’Arcadie, accompagnée d’Antevorta et de Postvorta, les Camènes du passé et de l’avenir.

Créneés (nymphes des fontaines)
Castalie : Fontaine delphique, fille du dieu rivière Achelous.
Jouvence : Jupiter aurait transformé la nymphe Nauplie en fontaine régénératrice.
Pirène : Fontaine au pied de l’Acrocorynthe, montagne proche de Corynthe.

Haliades (nymphes des plages, des mers et des côtes rocheuses)
Rhode(rose) et Benthesicyme : Nymphes, filles de Triton. Rhode à donné son nom à l’île de Rhodes, aimée par Hélios.
Thoosa : Aimée de Poséidon, mère du cyclope Polyphème.

Hyades (nymphes des pluies)
Nourrices de Zeus à Dodone, elle furent transportées au ciel par Zeus pour échapper à la colère d’Héra, les « pluvieuses » : Ambrosie, Eudore, Ésylé, Coronis, Dioné, Polyxo, Phaéo, Phésyle, Cléia, etc.

Héléades (nymphes des marais et marécages)

Lymnades (nymphes des lacs)
Salmacis : Nymphe d’étang. Fusionne avec Hermaphrodite lorsque celui ci s’y baigna.
Tritonis : Nymphe du Lac du même nom en Lybie, protectrice de la jeune Athéna.

Naïades (nymphes aquatiques)
Aex : Chèvre, femme de Pan.
Amalthée : Chèvre crétoise, de ses cornes coulaient le nectar et l’ambroisie, nourrit Zeus de son lait. Immortalisé en l’étoile Capella par Zeus.
Argyre : Nymphe qui abandonna son amant, un berger nommé Sélemnos, qui mourut de chagrin et fût changé en rivière.
Asterodeia : Nymphe d’une mine d’or des Caucases.
Astypalée : Fille de Neptune, mère d’Ancée, qui maniait le gouvernail de l’argo.
Batéia : Naiade spartiate.
Callirrhoé : Fille du dieu fleuve Achéloos, mariée à Alcméon, amie de Zeus.
Carna : Nymphe de la virginité, compagne de Janus, leur fille est la nymphe Canens.
Corcyra ou Cercyra: Nymphe, fille du dieu fleuve Asopus, aimée de Poséidon qui l’emporta sur l’ile nommée Corcyra, Corfu.
Cyrene : Fille du dieu fleuve Pénée, de Thessalie, mère du héros Aristée.
Daphné : Aimée d’Apollon, transformée en laurier.
Euryté : Conquète de Poséidon, mère d’Halirrhothius.
Idaea : Nymphe du mont Ida, compagne du dieu fleuve Scamander, ancêtres des rois troyens.
Juturna : Nymphe aquatique, amante de Jupiter, reçue l’immortalité en récompense, est retournée dans les profondeurs de sa rivière après avoir récupérée une épée perdue d’un héros mortel voué à la mort.
Lara : Nymphe du Latium, punie par Jupiter pour s’être refusée à lui, violée par Mercure elle donna naissance aux Lares.
Les nymphes d’Hyperborée : Trois nymphes d’Artémis, allégories des compétences au tir à l’arc, Hecaerge (à grande distance), Loxo (bonne trajectoire), Oupis (précision).
Liriope : Mère de Narcisse.
Lotis : Poursuivie par la libido de Priape, les dieux en ayant pitié elle fût transformée en plante de lotus.
Menthe : Nymphe maitresse d’Hadès, qui fût transformée en herbe aromatique par la jalouse Perséphone.
Moria : Nymphe de la rivière Hermos, a redonner vie à son frère grâce à une herbe magique.
Nana : Naiade, fille du dieu rivière Sangarius.
Oenone : Fille du dieu fleuve Cebren, mariée à Paris quand il n’était qu’un berger à Troie. Connaissait l’art de la Prophécie.
Pitane : Nymphe spartiate, fille du dieu fleuve Eurotas.
Scylla : Nymphe marine aimant Glaucos et transformée en monstre par la jalouse sorcière Circée.
Télédice : Compagne de Phoroneus et mère d’Apis et de Niobe.
Thebe : Nymphe béotienne, fille du dieu rivière Asopus, donna son nom à la cité de Thèbes.
Sagaritis : A la fois dryade et naïade, amoureuse d’Attis, Cybèle se vengea en détruisant l’arbre avec lequel elle était reliée.
Sparta : Nymphe de la principale source de Sparte, d’où découle le nom.
Sperchéides : Filles du fleuve Sperkheios, poursuivies par Poséidon, Diopatre tranforma ses soeurs en peuplier le temps que le désir du dieu s’efface.
Symaethis : Nymphe de rivière.
Thoosa : Nymphe marine, aimée de Poséidon, mère du cyclope Polyphème.
Zeuxippe : Naiade, marriée au sixième roi d’Athènes.

Néphélées (nymphes des nuages et de la pluie)
S’élevant de leur père le grand Océan, elles emportent les eaux fraiches nutritives vers la terre sous la forme de nuages de pluie.
Néphélé : Nymphe nuageuse, nuée à l’image d’Héra.

Néréides (nymphes marines issues de Nérée, cortège de Poséïdon, au nombre de Cinquante)
Nérée est un ancien dieu marin, juste et bienveillant, surnommé le vieillard de la Mer, mari de l’océanide Doris, il est le père des Néréides. Les Néréides sont ainsi plutôt bénéfiques pour les hommes.
Amphitrite : Reine de la mer, femme de Poséïdon.
Aréthuse : Nymphe aimée par le dieu de la rivière, Alphée.
Calypso : Nymphe qui tomba amoureuse d’Ulysse et eue deux enfants de lui, Nausithous and Nausinous. Chercha à retenir Ulysse puis fût contrainte de le laisser partir.
Galatea : Nymphe marine, se refusa à Polyphème, qui en retirera sa sauvagerie et sa vengeance provoqua sa fuite dans la mer.
Pronoe : Néréide de la prévoyance.
Psamathée : Mère de Phocos, déesse des plages de sable.
Thétis : Mère d’Achille.

Océanides (Nymphes des eaux, au nombre de trois mille)
Clymène : Epouse d’Hélios et mère des Héliades, nymphes célestes.
Doris : Epouse de Nérée et mère des Néréides.
Nysiades : Receuillent et élèvent Dyonisos à l’abri d’Héra : Cisseïs, Nysa, Erato, Eriphia, Bromia, and Polyhymno.
Periboea : Compagne d’Icarius et mère de Pénélope.
Pleione : Femme d’Atlas.
Télesto : Fille de l’Océan et de Thétis, déesse du succès et de l’accomplissement.
Thoe : Fille de l’Océan et de Thétis, la véloce.
Tyche : Fille de l’Océan et de Thétis, une des suivantes de Perséphone.

Potamides (nymphes des fleuves et rivières)
Aegina : Fille du dieu rivière Asopus.
Alexirhoe : Fille du dieu fleuve Granicus.
Alphesiboea : Nymphe Asiatique, poursuivie des ardeurs de Dyonisos, qui se transforma en tigre, dans sa fuite elle trouva le secours du dieu fleuve Sollax, duquel elle eu un fils, medus qui donna son nom aux Mèdes.
Anna Perenna : Déesse devenue nymphe de la rivière Numicus.
Asterope : Fille du dieu rivière Cebren, transformée en oiseau de mer à sa mort.
Marica : Nymphe Aquatique vénérée sur les bords du Liris, près de Minturnes.
Symaethis : Nymphe de rivière.

Psamides (Nymphes des sables, protectrices des plages)

Pégées (nymphes des sources)
Aganippe : Fille du dieu fleuve Termesse, nymphe associée à une source consacrée aux Muses.
Callirrhoé : Fille du dieu fleuve Scamandre, nymphe d’une source de Troie, épouse du fondateur de cette ville, Tros.
Cassotis : Nymphe de la source de l’oracle de Delphes.
Clonia : Naiade Béotienne d’une source.
Cyanea : Fille du dieu rivière Maeander, nymphe sicilienne d’une source.
Hyppocrène : Nymphe de la source découverte par un coup de sabot de Pégase.
Melia : Nymphe d’une source lacédémonienne, mère des centaures.
Methone : Naiade d’une source.
Orseis : Nymphe d’une source de Thessalie, ancêtre mythique des grecques.
Peirene : Source de Corynthe, fille du dieu rivère Achelous.
Telphisse : Nymphe d’une source fétide en Béotie, fille du dieu de la rivière, Ladon. Recouverte de rochers suite à un conflit l’opposant à Apollon. Son eau froide fût mortelle pour Tirésias.

Lampades (nymphes infernales)
Suivantes d’Hécate, de leurs flambeaux vient le nom lampadaire.

Gorgyra ou Orphne (nymphes souterraines)

Ménades (Femmes inspirées par l’ivresse, la danse et les chants)

En dehors de la mythologie gréco-romaine

Nixe

Nixe, A.l. Bowley

Bégoé : Nymphe légendaire révélatrice de la religion des étrusques.
Le Kelpie : Fée du folklore écossais et irlandais, un esprit des rivières et des lacs, capable de se transformer en cheval, doté d’une ambivalence liée à la dualité de l’élément eau.
Les Encantades : Fées catalanes habitant les grottes, les lacs, les cours d’eau.
Lorelei : Nixe du Rhin qui attire les navigateurs à leur perdition.
Mermaid : Littéralement jeune femme de la mer, est un esprit de l’eau qui se rapproche des sirènes, souvent représenté avec un bas de corps de poisson.
Nixes : Nymphes de la mythologie nordique et germanique, la forme la plus maligne entraine les hommes se noyer au fond des étangs.
Ondines : Elemental de l’eau dans les travaux alchimiques de Paracelse.
Ritona/Pritona : Déesse gauloise dédiée aux gués, aux passages, aux ponts.
Rusalka : Esprit des eaux de la mythologie slave, belle femme cruelle et souvent néfaste.
Selkies : Créatures du folklore écossais, irlandais et des îles Féoré, charmeuses pouvant prendre l’apparence de phoques.
Sylphides : Compagnes des sylphes dans la poésie médiévale et alchimique, issues des sylvains romains.

Nymphes en France

Si l’on connait le mot nymphe, c’est essentiellement parce qu’il est de culture et d’origine grecque et qu’il a été propagé par la culture dominante latine qui l’avait absorbé. Mais il existait bien avant des cultes liés à la nature, dans la tradition celtique, notamment avec des déesses associées aux sources, aux forêts ou aux animaux, on le sait grâce à la culture gallo-romaine.
L’aspect extraordinaire de la nature à en fait toujours été célébré, on remarque cette mémoire universelle des temps anciens à travers les fées, fata pour les Gallo-Romains qui désignaient ainsi les anciens dieux, un esprit enchanteur encore vivant dans nos expressions modernes, comme « avoir des doigts de fée ».
Le christianisme, pourtant étranger et venant du Proche-Orient, en absorbera à son avantage certaines croyances et c’est à travers cette histoire complexe que se trouvent dans notre pays les empreintes des nymphes mythologiques.

Grane : Commune de la Drôme dont le nom vient de Granée, une nymphe des bois.
Kantas Niskas : Nymphes des eaux, découvertes en inscription sur une plaque de plomb dans une fontaine à Amélie-les-Bains (66).
La Féerie : Nymphée, sanctuaire de sources gallo-romain, à Septeuil (78).
Le val des nymphes : Sanctuaire disparu des celtes tricastins, voué au culte des nymphes à la Garde-Adhémar (26).
Les fumades : Autel des trois nymphes, lieu de culte gallo-romain des sources chaudes, à Allègre-les-Fumades (30).
Nymphae Percenes : Autel dédié aux nymphes Percenes à Crestet (84).
Nymphis Griselicis : Des sources chaudes de Gréoux-les-Bains (04).
Sequana : Déessse de la Seine.

Les fées en langue particulière et rustique

En rapport avec les Parques et la destinée, et directement avec les fata scribunda, fées présidant au destin des nouveau-nés à Rome, le terme fata qui désigne la fée se mélange parfois à l’adjectif fat, figure de style ironique ou double sens, origine chrétienne ou paysanne, le nom des fées dans les campagnes profondes prennent un brin de folie, littéralement.
Fàda : la fée en occitant, fada en languedocien signifiait ensorceler, le fada pouvait ainsi être un ensorcelé.
Faye : la fée en patois alpin.
Fayoule : la fée en patois roannais.
Folette : la fée en saone-et-loire.
Hada : la fée en patois vendéen influencé par l’espagnol.

Mots de nymphes

Nymphacés est une famille de mollusques acéphales.
Nymphal est le stade du développement intermédiaire entre la larve et l’imago de la métamorphose des insectes.
Nymphale est un genre de papillons diurnes.
Nymphante est un genre d’euphorbiacées.
Nympheau est une espèce de trèfle d’eau.
Nymphéa est le nénuphar blanc.
Nymphéacées est une famille de plantes dont le Nymphéa est le type.
Nymphée est un sanctuaire dédié aux nymphes, et peut désigner un bassin accueillant une source sacrée.
Nymphéen est un terme de minéralogie, les terrains et roches dont la formation est due aux eaux douces.
Nymphette est une jeune fille provocante.
Nymphoide est un genre de plantes herbacées, aquatiques ou semi-aquatiques, ressemblantes aux nénuphars.
Nympholepti est le rapt par les nymphes, sorte d’extase mystique, inspiration oraculaire.
Nymphomanie est l’hypersexualité.
Nymphose est la fonction de formation de la nymphe.
Nymphotomie est un terme chirurgical, résection des nymphes.
Paranymphe est dans la Grèce antique l’ami du marié qui va chercher la marié, et l’amie de la mariée qui amène l’épouse à son futur époux dans la maison nuptiale.
Paranympher est la fonction de louer avec solennité.
Semi-nymphe est en entomologie une nymphe qui diffère peu de l’insecte abouti.


Sources :

Apollonios de Rhodes, Argonautiques.
Carte archéologique de la Gaule, Michel Provost.
Cassel’s, dictionnaire de mythologie classique.
Web : http://www.theoi.com.

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