Le libre et le photographe

Comme j’ai décidé de réaliser mes graphismes avec des moyens libres, vous pouvez dès à présent constater les résultats sur mon site, la bannière, le logo, photos, etc.

Il est évident que pour profiter des logiciels libres, le mieux est d’utiliser un système d’exploitation libre, ceci dit l’on peut parfaitement utiliser des programmes libres sur le système d’exploitation fourni avec la majorité des ordinateurs, à savoir l’univoque windows. Je pense d’ailleurs que beaucoup le font déjà avec le navigateur internet multiplateforme firefox.

Mais le libre c’est quoi?

Petite définition wikipédiesque:

Un logiciel libre est un logiciel dont l’utilisation, l’étude, la modification, la duplication et la diffusion sont universellement autorisées sans contrepartie.

Le système d’exploitation libre et gratuit qui peut se télécharger sur n’importe quel ordinateur est LINUX. Pour être bien informé sur l’origine, et la gratuité de ce système, lisez la documentation facile à lire et précise du site de debian. Vous pouvez aussi consulter sur leur site leur contrat social.

Debian est un système linux plutôt orienté pour un public déjà averti, mais c’est une excellente distribution sur laquelle repose les bases d’autres distributions plus facile à manipuler pour des débutants, comme Ubuntu.

La photographie

Maintenant que nous avez abordé brièvement cette pierre angulaire, nous allons maintenant voir ce qui nous intéresse en tant que photographes, les outils qui peuvent nous être utiles.

La première chose qu’un photographe souhaite faire c’est importer ses photos d’une carte mémoire ou d’un appareil photo sur son ordinateur, pour ce faire il existe un programme parfait pour cette tâche, Rapid Photo Downloader, il suffit de regarder le site de ce logiciel pour ressentir déjà une forme d’efficacité. Ce logiciel hautement paramétrable vous permet d’importer et de renommer vos fichiers photos de manière à en faciliter la gestion, de plus il est possible de configurer plusieurs périphériques de stockage, par exemple on peut importer ses photos à la fois sur son disque internet et sur son disque externe.

Une fois les fichiers installés, on peut les consulter et les gérer avec Digikam, un programme de gestion de photothèque très riche.

Ensuite une fois les fichiers prévisualisés l’on besoin de dérawtiser nos images, là il y a plusieurs choix possibles, Ufraw, Rawstudio, et Rawtherapee, personnellement c’est ce dernier que j’utilise mais il n’est pas très commode d’utilisation et d’installation, mais il reste très puissant. Pour une utilisation commune et plus pratique je recommande Rawstudio.

Enfin, pour retoucher ses images, étape essentielle si le dérawtiser nous fournit des résultats non optimaux, the Gimp est parfait pour cette tâche, l’on retrouvera nos principaux outils, les niveaux les courbes, etc.

coccinelle-thegimpcoccinelle-photoshop
Deux images identiques, à gauche Linux Ubuntu : Rawtherapee+theGimp, à droite Windows Seven : CaptureOne+Photoshop+Noiseware-professionnal

Avantages et inconvénients des programmes libres

Les + :

  • L’avantage principal d’un programme libre pour un utilisateur lambda est son coût, nul, une gratuité totale.
  • Des possibilités relativement identiques aux programmes payants.
  • Une plus grande précision dans la connaissance de nos actions et de leurs conséquences, au niveau informatique.
  • Moindre influence des virus et de la fragmentation des fichiers.

Les – :

  • L’aspect “gadget réservé à une bande de farfelus”.
  • La complexité abracadabrante de certaines tâches.
  • La faible interaction entre les constructeurs et les systèmes libres qui fait que peu de matériels sont facilement installables et configurables.
  • L’aspect “en stade expérimental permanent”. D’où la stabilité très relative.
  • “Chronophagie” très avancée.

Des points que vous invite à relativiser et reconsidérer selon vos connaissances acquises, mon expérience étant forcément subjective.

Sucreries

Après ce résumé, il faut bien ce divertir, voici donc quelques sites regorgeant de ressources libres:

OpenClipart : La bibliothèque d’illustrations du domaine publique.

I-MIL free: Des icônes gratuites très sympa.

Conclusion

Du Lion et du Rat.

Un Lion fatigué de la chaleur, et abattu de lassitude, dormait à l’ombre d’un arbre. Une troupe de Rats passa par le lieu où le Lion reposait ; ils lui montèrent sur le corps pour se divertir. Le Lion se réveilla, étendit la patte, et se saisit d’un Rat, qui se voyant pris sans espérance d’échapper, se mit à demander pardon au Lion de son incivilité et de son audace, lui représentant qu’il n’était pas digne de sa colère. Le Lion touché de cette humble remontrance, lâcha son prisonnier, croyant que c’eût été une action indigne de son courage de tuer un animal si méprisable et si peu en état de se défendre. Il arriva que le Lion courant par la forêt, tomba dans les filets des chasseurs ; il se mit à rugir de toute sa force, mais il lui fut impossible de se débarrasser. Le Rat reconnut aux rugissements du Lion qu’il était pris. Il accourut pour le secourir, en reconnaissance de ce qu’il lui avait sauvé la vie. En effet, il se mit à ronger les filets, et donna moyen au Lion de se développer et de se sauver.

Si je devais tirer une épingle de ce jeu libre cela serait celle de l’enrichissement car le système libre m’en apprend sur le système payant et vice-versa.

Je pense ainsi que lorsque l’on les besoins et les moyens nul besoin n’est de se priver de logiciels payants, et qu’il est possible d’utiliser des logiciels payants sur des systèmes libres et l’inverse aussi. Pas besoin de se casser ni la tête et ni la tirelire inutilement.

Il existe un livre que vous pouvez acheter ou consulter en ligne c’est l’excellent Linux aux petits oignons de Kiki Novak.

Pour une bibliographie plus vaste consultez le site du club des développeurs.

11 pensées sur « Le libre et le photographe »

  1. L’article est plutôt pas mal mais tu oublie de dire un truc essentiel qui peut gâcher la vie d’un photographe s’il est pas tenu au courant : l’absence de gestion du CMJN qui peut être mise après l’install d’un plugin ou d’attendre sagement la version 3 qui sera se charger de cela.

    Tu oublie aussi de dire qu’il faut prendre un profil colorimétrique afin que le plugin ou que la version 3 puisse se charger du CMJN. D’ou le fait que tu as un souci de couleur entre les deux photos et dont je n’ai pas. (On peut en télécharger gratuitement sur pas mal de site)

    Je suis sous une Debian Squeeze/Sid avec Ufraw couplé à Gimp, j’expose mes photos depuis un moment et cela n’a jamais déranger mes clients d’avoir ces photos là.

    Aujourd’hui GImp devient puissant et saura séduire les gens qui aimerais avoir autre chose qu’un monstre dévoreur de RAM et d’argent.

    Donc voilà, j’espère n’avoir pas trop fait mon troll et pis merci de l’article !

  2. Merci à toi, ça fait plaisir de voir un “Gimpien” convaincu, Debian Squeeze/Sid, c’est la stabilité de debian associée à des dépôts récents, autrement dit un très bon choix je crois.

    il y a plein de choses que je n’arrive pas encore à faire avec Gimp, je ne suis pas encore habitué à ce programme.

    Je pense que tu fais imprimer tes photos si tu parle de CMJN, l’utilisateur lambda comme moi qui en est encore à vouloir imprimer parfois ses photos sur une bonne vieille imprimante aura un peu plus de mal(ça dépend du matériel et il faut dire qu’il y a eu du progrès).

    Le souci de la couleur il est peut-être dû aussi à une balance des blancs différente, et ça ne serait pas ce qui me gêne le plus, la difficulté à débruiter une image pour gimp et à accentuer les détails me dérangent, mais j’y réfléchis et chercherais des documentations.
    (Elle est pas énorme en plus cette différence, mais les profils oui j’en téléchargerais, bonne idée)

    Enfin bref plein de choses à expérimenter tout ça. ><' Pas de mal, difficile de ne pas paraitre troller sur un sujet comme celui-ci.

  3. Oui, j’ai oublié l’essentiel, je suis photographe pro depuis 10 ans et je suis un libriste de très longue date !

    Malgré le fait que c’est un véritable parcours du combattant pour avoir un outil potable. La version 3 de Gimp qui sort d’ici peu, devra arranger énormément de choses.

    Actuellement j’ai une gimp patché de milles trucs différents qui me permet de me faire un outil compétent mais bon, d’ici peu tout sera enfin fini.

    Pour ta photo, tu as plusieurs manière pour ta balance des blancs que tu peux déjà mettre en place avec par exemple Ufraw et par la suite corrigé via Gimp.

    Ensuite tu peux aussi faire un détourage de chaque plan pour les mettre sur des calques différents dans le but de travailler séparément et d’avoir un meilleur rendu.

    Mais bon, l’art et la manière de faire une photo, après c’est surtout un point de vue d’artiste !

    Sinon je ne pense pas que tu sois sur un écran calibré en CMJN mais pour ce que je vois sur le mien, je vois une sacré différence. Mais bon, ce n’est pas mort d’homme non plus !

    Debian Squeeze/Sid correspond à la version Testing/unstable qui est correcte et auquel j’ai jamais eu de souci avec aucun des paquets installés.

    Niveau documentation le site de Gimp en regorge et il en existe un peu partout ! Je penses que si tu as le temps et l’envie tu risques de virer Nerd tellement c’est passionnant ! =D

  4. Ah oui en effet ça fait une sacrée expérience, tu dois en connaitre un rayon.

    Je n’avais pas pensé à regarder la documentation sur le site de gimp, je me disais bien qu’il manquait quelque chose aussi, lol.

    Passionnant, oui, et il faut bien affiner son système D!

    Bonne soirée 🙂

  5. J’ai tout lu….avidement….même les commentaires qui sont forcément pertinents lorsqu’on voit qui les écrit !!!
    Or donc me voilà avec des idées de migration vers le libre moi qui ne suis pas jusqu’à aujourd’hui un adepte.
    Merci de tous ces éclaircissements et des liens à cultiver à un moment ou à un autre.
    Bon week-end à toi

  6. Ben c’est super intéressant tout ça! Comme dit Roger, l’article ET les commentaires!
    Je travaille avec Photoshop mais j’ai Gimp sur mon portable! J’attends donc la version 3 pour voir ça de plus près, car “Troshop”… c’est tro-cher!! 🙁 🙂

  7. Bonsoir Zipanu,
    Je trouve ton article très intéressant. Je m’instruis sur toutes ces possibilités d’acquérir des logiciels libres.
    Seulement … un mot m’a fait frémir: chronophage! Et les logiciels de traitement de photos (libres ou onéreux) ont tous la même particularité: ils bouffent du temps!
    Alors, pour moi, l’idéal c’est de réussir au mieux sur le terrain. Si je ne suis pas satisfaite, j’y retourne. Les seuls traitements que je m’autorise, ce sont parfois les recadrages et la correction des niveaux. Je reconnais de ce fait que je n’utilise que … le centième (ou le millième!) des capacités d’un logiciel. Libre ou payant, c’est trop de temps devant l’ordinateur.
    A part ça, j’admire tous ceux qui sont experts dans ce domaine et qui traitent la photographie sur écran comme un art.

  8. Bonnes découvertes Roger et bon week-end. 🙂

    Carlib, The Gimp3 oui c’est sûr que là, 16 bits au lieu des 8 pour des retouches avec moins de pertes, styles de calques, calques de réglages, groupes de calques, formats hdr, modes CMJN, Lab, duotone et tons directs. Ca à l’air de vouloir faire très très très pro tout ça.

    Oui Monic, une bonne photo n’a pratiquement pas besoin de retouches c’est sûr.

    (Comme ma coccinelle, j’ai eu beau la prendre en 30 clichés, pas un seul de bon! Et même pas celui-là, j’ai tout flou souvent et ce n’est pas très encourageant pour les macro à main levée en pleine campagne.)

    On est tous habitués aux systèmes windows depuis parfois une décennie voir plus, c’est difficile de changer ses petites habitudes, mais c’est plus facile qu’auparavant, je me souviens que rien pour imprimer c’était une galère et ça crachait vraiment n’importe quoi, maintenant c’est la compatibilité wi-fi qui pose problème.
    Il faut dire aussi que quand parle de crise mondiale, il suffit d’aller à carrefour ou ailleurs pour se rendre compte de la diversité abyssale des produits de consommation. Alors pour rendre tout ça compatible…

    L’art est long, la vie est courte, impossible de tout savoir, et pourtant tout domaine requiert du temps.

    Bonsoir!

  9. Gimp 3 ne se veut pas plus pro, car Gimp est pro tout court !

    Le seul problème, c’est qu’il a été souvent réservé à “l’élite” LInuxienne si je puis dire cela.

    Trop fouillis, trop brouillon, trop de patch, en bref, trop de trop et on se retrouvait avec une usine à gaz plus qu’un outil intéressant à utiliser.

    Gimp 3 est la synthèse d’un appel des développeurs auprès des utilisateurs lambda et non plus de l’élite. La version 3 est une version simple, propre, plus mieux ! =D

    Elle incorpore beaucoup de patch comme le CMJN, le 16 bit, l’agencement correct des calques, etc, etc…

    Donc la version 3 sera un outil réservé à la fois aux pros, aux newbies (aux nouveaux utilisateurs) et à ceux qui trouve que photoshop est une usine à gaz !

    Surtout Gimp 3 sera un équivalent sérieux à toshop et saura faire rude concurrence mais aussi belle vitrine du monde du libre !

  10. En ce qui concerne faire une bonne photo. C’est surtout l’oeil du photographe avant le logiciel de retouche.

    Même si aujourd’hui, on offre aux jeunes photographes à devenir des graphistes avant tout.

    J’utilise Ufraw/Gimp pour recadrer, enlever un élément et débruiter à 90%. Le reste du temps, je m’amuse à faire de l’illustration numérique.

    En espérant avoir su apporter un peu de lumière à la chose ! ^_^ 

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